SPORT
les regrets de Lamptey : « J’ai eu la profonde douleur d’avoir porté préjudice au Sénégal »
Accra, 26 sept (APS) – L’arbitre ghanéen Joseph Lamptey, jugé coupable par la Fifa d’ »avoir manipulé le résultat » du match Afrique du Sud-Sénégal de novembre 2016, a déclaré à l’APS avoir commis « une erreur » d’arbitrage, tout en niant avoir pris « délibérément des décisions pour nuire au football sénégalais ».
« J’aime profondément le Sénégal. Je peux vous assurer que j’ai eu la profonde douleur d’avoir porté préjudice à ce pays », explique l’officier de la police chargée de l’immigration au Ghana, à l’aéroport international de Kotoka, dans la capitale du Ghana, lundi 25 septembre.
« J’aime profondément votre pays. Mon erreur n’a jamais été intentionnelle », a dit Lamptey à l’envoyé spécial de l’APS au Tournoi des nations de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (9-24 septembre).
Vêtu d’une belle tenue d’un vert clair, rasé de près, l’officier de la police d’immigration, banni par la Fifa de toute activité liée au football, n’a vraisemblablement pas souffert de voir son nom continuer à alimenter les chroniques sportives en Afrique et ailleurs dans le monde.
En milieu de journée, ce 25 septembre 2017, Joseph Lamptey est entièrement occupé par ses activités professionnelles, au service de la police chargée de l’immigration dans son pays. L’un de ses collègues procède à la vérification de l’identifié du journaliste de l’APS, avant que celui-ci ne s’avance dans la direction de Lamptey.
La première question de fuser : êtes-vous un officiel de la Confédération africaine de football (CAF), dont certains dirigeants séjournaient également au Ghana.
L’arbitre du match Afrique du Sud-Sénégal de novembre 2016 pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2018 est un homme au visage avenant et bien pomponné. Un petit sourire aux lèvres, il se tient raide, pour continuer la conversation.
Visiblement, le quadragénaire ne souffre pas du bannissement dont il est l’objet de la part de la Fifa. Il respire la forme. Après les vérifications d’identité, Lamptey se lâche, comme s’il avait hâte de se confier.
Sans attendre les premières questions – « Que s’est-il passé ce jour-là à Polokwane ? Et pourquoi ? » -, il part d’une longue tirade, évoquant sa proximité avec le Sénégal et les arbitres sénégalais.
« D’ailleurs, à l’occasion d’un match international joué à Bissau, j’ai eu l’honneur d’avoir reçu un arbitre sénégalais, qui est venu passer la nuit dans mon hôtel… » rappelle l’ancien arbitre, l’index pointé sur la poitrine.
Selon ses dires, il s’est fait aider d’un psychologue pour passer ce mauvais cap marqué par les chroniques sportives hostiles à son image, après le match entre Lions et Bafana Bafana à Polokwane, en Afrique du Sud.
« C’est vraiment une erreur »
Interrogé par l’APS, l’arbitre sénégalais que Lamptey compte parmi ses amis, dit entretenir de bonnes relations avec l’ancien sifflet ghanéen. Il requiert l’anonymat pour parler de son amitié avec le Ghanéen, en invoquant une « affaire étant toujours en cours » de traitement à la Fifa. Le sifflet sénégalais dit hésiter à appeler l’ami ghanéen au téléphone depuis le match de novembre 2016.
« Dites-moi s’il vous arrive, en tant que journaliste, de faire des erreurs. Oui ou non ? » lance Joseph Lampety. Et sans attendre la réponse, il poursuit sa propre défense : « C’est vraiment une erreur, c’est le propre de l’humain. Mais en aucun cas, je ne voulais blesser le Sénégal où nuire à ses intérêts. »
« Mon épouse, à mon retour d’Afrique du Sud, m’a interpellé, en me demandant ce que j’ai fait aux Sénégalais. Je lui ai dit et répété la même chose : +C’est une énorme erreur commise envers un pays que j’adore.+ ».
Juste avant les adieux avec le journaliste de l’APS, Lamptey semblait surpris d’apprendre que le Sénégal est un pays de croyants, où les gens savent pardonner. A ces moments, l’intransigeante police ghanéenne de l’immigration met la pression sur les passagers, leur demandant de remplir toutes les colonnes des fiches d’embarquement. Lamptey vient en aide au journaliste de l’APS, délaissant ses compagnons de route, des confrères sénégalais et ivoiriens obligés de faire la queue, comme de nombreux passagers.
Les confrères du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, qui n’en croyaient pas leurs yeux, s’empresseront ensuite de demander au journaliste de l’APS si c’était « bien » avec Lamptey qu’il discutait. « Je m’en doutais. Cette tête-là, je me disais l’avoir vu quelque part », dira notre compatriote. Et le confrère ivoirien, dans un humour caustique, s’esclaffe de rire : « Fais gaffe qu’il ne te manipule comme il l’a fait du résultat de votre match avec l’Afrique du Sud. »
« J’adore votre pays »
Empoignant nos pièces d’identité et documents de voyage, Joseph Lamptey demande à sa collègue préposée au scanner de nous laisser faire les formalités nécessaires. Il glisse le sac contenant notre ordinateur sur le tapis roulant. Serviable à souhait, Lamptey rassemble sac et chaussures de son intervieweur et les dépose sur une chaise en fer immobilisée au sol.
La discussion entre l’ancien arbitre ghanéen et le journaliste de l’APS reprend de plus belle. « Oui, comme je vous le disais tantôt, j’adore votre pays », insiste-t-il, avant de décrocher son téléphone qui n’arrête pas de sonner et promet de rappeler son interlocuteur.
A l’un de ses collègues qui lui donne du « Chief » pour avoir besoin de lui, Lamptey répond : « Just a minute (J’arrive dans une minute, Ndlr)… » Revenant à la charge, il sert de nouveau les mêmes explications, concernant sa prestation du match Afrique du Sud-Sénégal. « Yes, you can » (Oui, vous pouvez le faire, Ndlr), répond-il à la question de savoir si la discussion pouvait être relayée par voie de presse.
Mais Joseph Lamptey invoque le port de la tenue de la police pour rejeter notre demande de faire un « selfie » avec lui. Il refusait jusque-là toute interview demandée par la presse locale, selon Teteh Adjei, de RFI, et Ibrahim Sannie, le responsable de la communication de la Fédération ghanéenne de football.
Lamptey nous serre longuement la main et nous raccompagne jusqu’à la porte de la salle d’embarquement, au moment où les autres passagers peinaient à terminer les formalités d’usage avec la police de l’immigration.
A son arrivée dans la salle d’embarquement, une dizaine de minutes plus tard, notre confrère de la Côte d’Ivoire, ne cache pas son regret de n’avoir pu placer un mot dans la conversation avec l’ancien arbitre ghanéen. Une interview qu’il a cherchée durant tout son séjour sur le sol de l’ancienne Gold Coast, lors du Tournoi des nations de l’UFOA.
ACTUALITES
Kaolack: Continuité des travaux du stade municipal, manque d’infrastructures sportives, prochaines élections locales, Kalidou Sokoma entre engagements et plaidoyers
Le président du mouvement « And Defar Sunu Rew », Kalidou Sokoma, s’est indigné du manque d’infrastructures sportives dans la ville de Mbossé. Selon lui les autorités notamment celles municipales doivent mettre en place une politique pour le développement du sport Kaolackois.
Parrain de la 1/2 finale du tournoi des 4 grands de la zone 1B, Kalidou Sokoma a profité de l’occasion pour interpeller les autorités sur plusieurs sujets. La continuité des travaux du stade municipal de Kaolack, le manque d’infrastructures sportives, les prochaines élections municipales sont entre autres questions sur lesquelles il s’est exprimé.
« L’année dernière, il n’y a pas eu de Navétanes. Pourtant, des travaux de construction d’infrastructures sportives avaient été entamés sous le magistère du maire Mariama Sarr. Malheureusement le nouveau maire n’a pas poursuivi ces travaux, alors qu’un montant de 500 millions avait été débloqué pour la réalisation de cette infrastructure. Nous lui demandons de relancer ces travaux afin de permettre au mouvement navétane et aux jeunes de Kaolack d’avoir des structures sportives leur permettant de pratiquer dans les meilleures conditions leurs disciplines », précise-t-il.
Le leader du mouvement citoyen n’a pas manqué de rappeler les missions de sa structure qui, selon lui, sont basées sur une politique de développement. « Nous sommes habitués à mener des activités de développement et de citoyenneté. Sport, culture et jeunesse sont au cœur de notre engagement car ils participent tous au développement. D’ailleurs, c’est avec fierté que nous avons accepté ce parrainage avec fierté. Celui qui m’a parrainé cette manifestation sportive est un promotionnaire. Nous avons fréquenté ensemble le lycée Valdiodio Ndiaye, puis obtenu notre maîtrise. Malgré mes nombreuses occupations politiques, j’ai honoré cette invitation avec plaisir. Nous sommes venus avec une importante délégation pour accompagner les jeunes de Kaolack pour la réussite de cet événement », a soutenu monsieur Sokoma.
Aussi, le leader du mouvement And Defar Sunu Rew a interpellé le président de la République et son Premier ministre sur les nombreuses arrestations perpétrées à l’endroit des aperistes. « Les arrestations répétitives fragilisent le climat social et risquent d’impacter sur l’économie. Il faut une union autour de l’intérêt du pays, pas uniquement autour d’un parti politique », dit-il.
Aïda Camara/ JC
ACTUALITES
Kaolack: L’Odcav lance son projet « Navétane agricole »et sollicite l’appui des autorités
ACTUALITES
Amy Mbacké Thiam sur sa non implication dans l’organisation des JOJ: »C’est dommage. Ce pays ne valorise pas ses champions »
Lors de l’inauguration du stade « Cœur de Lion » de Dinguiraye, dans la commune de Paoskoto (région de Kaolack), Amy Mbacké Thiam a déploré, au micro de Dakaractu, que nombre de figures sportives sénégalaises ayant hissé le drapeau national sur la scène mondiale soient ignorées dans la préparation des jeux olympiques de la jeunesse.
« Je ne suis pas impliquée, mais au début, nous avions représenté le Sénégal en tant qu’ambassadeurs. Il y avait El Hadj Diouf, El Hadj Amadou Dia Ba, Fadiga, Ndongo et moi-même. Nous étions partis à Buenos Aires en 2018 pour défendre la candidature du Sénégal à l’attribution des JOJ. La compétition devait initialement se tenir en 2022, mais en raison de la pandémie de Covid-19, elle a été reportée à 2026 », a-t-elle rappelé.
Avant de poursuivre : « Depuis le départ du président Macky Sall, le comité d’organisation ne nous a plus contactés ni intégrés à ses travaux. C’est dommage. Ce pays ne valorise pas ses champions».
La médaillée mondiale va plus loin : « On ne peut pas organiser des Jeux olympiques de la jeunesse et ne pas impliquer Amy Mbacké, qui a disputé trois éditions des JO, ni Sadio Mané, qui a participé aux JO de 2012, ni El Hadj Diouf, Diamil Faye expert en organisation, Thierno Diack ou encore Massata Diack».
Cependant, elle souhaite une réussite pour l’organisation de ses jeux.
ACTUALITES
Kaolack : 8ᵉ édition du Championnat National de Football Unifié, les coachs plaident pour l’installation d’un siège local de Special Olympic
La ville de Kaolack a accueilli la 8ᵉ édition du Championnat National de Football Unifié de Spécial Olympics Sénégal ce 20 avril. Le stade Lamine Gueye a vibré au rythme de l’inclusion.
Des équipes issues de différents pôles du pays se sont affrontées dans un esprit de solidarité et de dépassement de soi. Les coachs ont profité de l’événement pour renouveler leur demande concernant l’installation d’un siège permanent à Kaolack afin de renforcer l’organisation régionale.
Malang Badji, coach volontaire de Special Olympics Sénégal, explique: « Nous sommes aujourd’hui au stade Lamine Gueye de Kaolack pour vivre la première journée du Championnat National de Football Unifié. Le championnat est réparti en trois pôles : le pôle Sud, composé des sous-programmes de Ziguinchor, Kolda et Bignona ; le pôle Centre, qui regroupe Kaolack, les sous-programmes de Mbour et Saint-Louis, ainsi que le site de Léopold Sédar Senghor venu de Dakar ; et enfin, le pôle Ouest basé à Dakar, avec les sites d’Ibamar Diop, Keur Massar, Yembeul et Pikine », explique-t-il.
Ce dernier de préciser que le championnat réunit onze équipes issues des différents sous-programmes de Special Olympics Sénégal, réparties en trois poules. « Pour l’édition 2025, les matchs aller se sont déroulés les 19 et 20 avril, tandis que la phase retour est prévue le 18 mai à Saint-Louis. Le premier de chaque pôle se qualifie directement pour les demi-finales. Comme il y a trois pôles, une quatrième place est réservée au meilleur deuxième, selon les résultats et le ratio de matchs. Certaines zones, comme Ziguinchor, comptent trois équipes, tandis que Dakar et Kaolack en comptent quatre », a expliqué monsieur Badji.
Pour cette journée, c’est la commission de football qui assure l’organisation. La mairie de Kaolack soutient activement le sous-programme local, en collaboration avec la ligue régionale. Nous sollicitons également l’installation d’un siège à Kaolack pour mieux nous structurer », ajoute Malang Badji.
Papi Gueye Yade, superviseur de Special Olympics Sénégal, apporte des précisions techniques :
« Chaque match se joue en deux mi-temps de 15 minutes. Une équipe est composée de sept joueurs : trois partenaires et quatre athlètes. Pour atteindre la finale, nous devons passer par les phases aller et retour. Aujourd’hui, la zone Centre joue à Kaolack ; le match retour se déroulera à Saint-Louis. À l’issue des phases, les deux premiers accèdent à la finale. Le meilleur troisième sera également retenu pour compléter les demi-finales et la finale », conclut-il.
Ndeye Maty Gueye
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