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Justice: Démission du premier président de la Cour d’Appel de Kaolack de l’UMS

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Le magistrat Ousmane Kane a fini par jeter l’éponge. Premier président de la Cour d’Appel de Kaolack, a présenté hier mardi 18 août, sa lettre de démission au président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums).

Voici ci dessous la lettre de démission présente et les raisons avancées pour légitimer cette décision:

L’affectation controversée de notre collègue Ngor Diop a été l’occasion pour les magistrats insulteurs de leurs ainés de la hiérarchie de reprendre du service; comme ce fut le cas lors de l’Assemblée générale extraordinaire de l’Ums, à Dakar, il y a quelques années, au cours de laquelle de jeunes collègues ont passé leur temps à abreuver d’insultes les hauts magistrats qui avaient osé prendre la parole, ignorant certainement que l’ergonomie de la salle rendait les insanités qu’ils proféraient parfaitement audibles. Au-delà de l’impolitesse inacceptable dont certains collègues ont fait montre dans les échanges à la suite du communiqué de l’UMS, c’est la gratuité des attaques et le silence du bureau qui sont insoutenables.

La fiche de consultation du collègue Ngor DIOP a été passée le 8 juillet 2020, dans un lot de 10 mesures, alors que le mobile de l’affectation du collègue invoqué par le bureau n’a été révélé que dans le communiqué interne du 9 août 2020, soit 30 jours plus tard. Il se pose alors la question de savoir par quelle alchimie les membres du Conseil supérieur de la magistrature, loin du ressort de la Cour d’appel de Saint Louis, doivent avoir la moindre connaissance de la raison qui sous tendrait la mesure frappant le collègue. Le problème du magistrat Ngor DIOP, si l’information donnée par le bureau est avérée, ne saurait se réduire à sa seule personne.

C’est plutôt le système qui l’aurait permis qu’il faut corriger, à savoir le pouvoir discrétionnaire du ministre de la justice dans la gestion de la carrière du magistrat, qui lui permet d’affecter un magistrat pour le sanctionner ou lui octroyer une promotion indue. Je dois à la vérité de dire, notamment à l’intention des collègues qui trouvent le Conseil supérieur de la magistrature inutile, sans violer le secret de nos délibérations, à chaque fois qu’une mesure proposée par le ministre a fait l’objet de contestation, notamment de la part des magistrats élus, ne serait-ce que pour un défaut de consultation du magistrat concerné, le Président de la République a demandé qu’elle soit ajournée; tout comme il avait accepté le principe de la mise en compétition des postes, sauf pour certaines fonctions.

Ces discussions majeures avaient connu un début d’exécution par le précédent Garde des Sceaux, qui avait initié la pratique de ce qu’il avait appelé les « consultations améliorées », qui permettaient de discuter des mesures envisagées, sous sa présidence, avant leur présentation à la signature du Président de la République, ce qui sonnait la fin des consultations à domicile si décriées. C’est cette dynamique qu’il importe de reprendre, en soumettant le problème à qui de droit, avec le sens de la mesure, la délicatesse et la courtoisie qui conviennent, qualités par lesquelles le magistrat doit se distinguer et qui nous ont permis de faire des avancées remarquables dans l’amélioration de nos conditions matérielles de travail.

Le combat pour le changement du système ne sera pas gagné par l’UMS seule, encore moins par des invectives à l’endroit des magistrats de la hiérarchie qui ne sont pas eux-mêmes à l’abri d’abus de ce système dont j’ai été moi-même victime en 1994 déja. Les chefs de la hiérarchie judiciaire, conspués et insultés par des collègues dont ils ont contribué à la formation, vous seraient d’un apport décisif si les magistrats apprenaient enfin à les respecter.

En ce qui me concerne, ne pouvant plus supporter ces insultes, je vous présente ma démission de l’Ums. Je vous prie d’accepter, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

LE PREMIER PRÉSIDENT

 
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Planification familiale : Le guide religieux Serigne Babacar Moukaboro prend le contrepied de certaines positions

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Kaolack infos 06 Mars 2026 . Figure emblématique de la lutte contre la déperdition des valeurs au Sénégal, le guide religieux Serigne Babacar Moukaboro est aujourd’hui considéré comme l’un des porte-voix de la jeunesse à Kaolack. Dans la plupart de ses discours, il lance régulièrement un appel au retour aux valeurs ancestrales et religieuses.

S’exprimant sur la question de la planification familiale, le marabout a tenu à apporter des précisions sur sa position. Bien qu’il se dise favorable à l’espacement des naissances au sein des foyers, il n’a pas caché ses réserves quant à la manière dont la planification familiale moderne est actuellement pratiquée.

« Je ne suis pas pour cette pratique, surtout la manière dont elle est appliquée aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Le guide religieux a tenu ces propos à l’occasion du “Ndogou” qu’il organise chaque 13ᵉ jour du mois béni de Ramadan, un rendez-vous qui rassemble chaque année de nombreux fidèles autour d’un moment de partage et de solidarité.

Sidy Sankharé

Vendredi 06 Mars 2026 à 17 h 55.

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Kaolack/ Nawel : le fameux “Yobou Ndogou” de Serigne Babacar Moukabro – Les fidèles renouvellent leur foi envers leur guide religieux

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Kaolack infos 03 Mars 2026. À Nawel, à quelques heures du départ pour Diourbel, dans le cadre des actions citoyennes menées chaque année par Serigne Babacar Moukabro, les fidèles affichent une immense joie et une ferveur remarquable.

Zikr, louanges et prières rythment l’atmosphère à l’approche du départ. Comme à l’accoutumée, l’événement du “Yobou Ndogou” constitue un moment fort de communion et de partage entre le guide religieux et ses disciples.

À l’occasion de cette édition, des fidèles venus de divers horizons ont répondu présents, témoignant une fois de plus de leur engagement indéfectible envers leur marabout. Pour cette édition, d’importantes quantités de vivres – composées notamment de bœufs et de denrées alimentaires – ont été collectées et sont prêtes à être acheminées à Diourbel pour être présentées à leur guide.

Un élan de solidarité et de foi qui illustre la vitalité du mouvement et l’attachement profond des fidèles à leur référent spirituel.

Sidy Sankhare

03 Mars 2026 à 13 h 38 .

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D’une émigrée à une marchande ambulante : le parcours du combattant de Sohna Khady Dramé, modèle de résilience

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Kaolack infos 25 Février 2026 .Partie à l’étranger avec l’espoir d’un avenir meilleur, Sohna Khady Dramé nourrissait, comme tant d’autres, le rêve d’une réussite au-delà des frontières. Mais entre désillusions, précarité et solitude, son expérience migratoire s’est rapidement transformée en une véritable épreuve de survie.

Confrontée à des conditions de vie difficiles et à l’absence de stabilité, elle prend la décision courageuse de rentrer au pays. Un retour loin d’être facile, marqué par les regards interrogateurs, les attentes sociales et le poids d’un rêve inachevé.

Refusant de céder au découragement, Sohna Khady Dramé choisit de se battre. Sans emploi stable ni soutien financier conséquent, elle se lance dans le petit commerce ambulant, notamment la vente de savon. Sous le soleil ardent, sillonnant rues et marchés, elle propose divers articles pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.

Chaque journée est un défi : affronter la fatigue, la concurrence, les aléas climatiques et parfois même le mépris. Pourtant, derrière son étal improvisé se cache une femme déterminée, animée par une volonté inébranlable de réussir dignement.

Au-delà de cette trajectoire économique, Sohna Khady Dramé s’est également engagée dans la sphère médiatique. Elle a animé une émission intitulée « Passe Passe » (La Détermination) sur la radio communautaire Ngaye FM, où elle recevait des guides religieux afin de véhiculer des messages spirituels et éducatifs.

Fervente disciple de la confrérie mouride, elle voue une affection particulière à Mame Diarra Bousso, mère du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba, également connu sous le nom de Khadimou Rassoul. Son engagement spirituel lui a valu le surnom de « Sohna Khady Touhfati », inspiré d’un poème de Cheikh Ahmadou Bamba. Partout où elle passe, elle s’efforce de transmettre le message et les valeurs de Mame Diarra Bousso, surtout à une époque où beaucoup évoquent une déperdition des repères au Sénégal.

Aujourd’hui, son parcours inspire. De l’émigration à la vente ambulante, Sohna Khady Dramé incarne la résilience, le courage et la capacité à se réinventer face à l’adversité. Son histoire rappelle que la dignité ne se mesure ni au statut social ni au lieu où l’on se trouve, mais à la force avec laquelle on choisit de se relever.

Par Sidy Sankharé

Mercredi 25 Février 2026 à 21 h 46

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Lutte contre la précarité : 700 kits alimentaires distribués aux familles vulnérables de Kaolack

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Kaolack infos 24 Février 2026 . Dans le cadre du programme Ramadan 2026 placé sous le thème « Certes, les croyants sont des frères », la Türkiye Diyanet Vakfı (Fondation Diyanet de Türkiye), en partenariat avec la Alfityanu Humanitaire International, a procédé à une importante opération de solidarité au profit des populations vulnérables de Kaolack ce mardi 24 Février 2026. Au total, 700 kits alimentaires ont été distribués à des familles dans le besoin de ce mois béni de Ramadan.

 

 » Cette initiative humanitaire s’inscrit dans une dynamique de soutien social visant à accompagner les ménages les plus modestes durant cette période de spiritualité, de partage et de solidarité. Composés de denrées de première nécessité — notamment du riz, de l’huile, du sucre, des pâtes alimentaires et d’autres produits essentiels — les kits permettront aux bénéficiaires de mieux faire face aux charges alimentaires liées au jeûne  » a expliqué M. Nurtekin, chef de la délégation Turque au niveau de la zone centre à savoir Kaolack et Kaffrine.

 

Lors de la cérémonie de distribution, le chef de la délégation Turque a rappelé que cette action traduit les valeurs universelles de fraternité, d’entraide et de compassion prônées par l’islam. Le Ramadan est un moment privilégié pour renforcer les liens de solidarité entre les communautés et soutenir les familles en situation de précarité  » a ajouté M. Nurtekin.

 

 » Dans un contexte marqué par des défis sociaux persistants et des besoins humanitaires croissants, certaines initiatives citoyennes se distinguent par leur constance et leur impact concret sur le terrain. C’est le cas de l’action menée par Cheikh Mahy Aliou Cissé, à travers la Fondation Alfityanou Humanitaire International, devenue au fil des années un acteur reconnu de la solidarité communautaire », a rappelé Ismaïla Sy au nom de la fondation Alfityanou humanitaire international.

 

À travers cet engagement continu, Cheikh Mahy Aliou Cissé et la fondation Alfityanou Humanitaire International illustrent une forme de solidarité ancrée dans l’action concrète, où la générosité devient un levier de cohésion sociale et d’espoir pour les plus vulnérables a noté M Sy .

 

Les bénéficiaires, venus de différents quartiers de la capitale du Saloum, ont exprimé leur gratitude envers les donateurs. Plusieurs chefs de famille ont salué une initiative qui, selon eux, arrive à un moment crucial marqué par la hausse du coût de la vie et les difficultés économiques persistantes.

 

Concernant la tensions au Moyen-Orient, le chef de la délégation Turque , M Nurtekin a lancé un appel solennel aux fidèles musulmans du Sénégal afin d’intensifier les prières en faveur de la paix en Palestine, particulièrement durant cette période spirituelle du mois de Ramadan.

 

À travers ce programme Ramadan 2026, la Türkiye Diyanet Vakfı et la fondation Alfityanu Humanitaire International réaffirment ainsi leur engagement à poursuivre des actions sociales durables au Sénégal, en mettant l’accent sur la solidarité, la dignité humaine et le vivre-ensemble.

 

Sidy Sankharé 

Mardi 24 Février à 20 h 27 . 

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