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Gouvernement

Remaniement ministériel: Voici la liste complète du nouveau gouvernement du Sénégal

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Un nouveau gouvernement vient d’être formé au Sénégal ce samedi. Amadou Ba, nommé Premier ministre ce matin, a ainsi ficelé son équipe pour relever les défis soulignés par le chef de l’Etat.

Amadou Ba, Premier Ministre

Abdou Latif Coulibaly, ministre secrétaire général du gouvernement

Sidiki Kaba, Ministre des Forces armées

Amadou Moustapha Ba, Ministre des Finances et du budget

Ismaila Madior Fall, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice

Mamadou Saliou Sow, ministre auprès du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice

Me Aissata Tall Sall, Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur

Annette Seck, ministre auprès du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur

Antoine Felix Diome, Ministre de l’Intérieur

Birame Faye, ministre auprès du ministre de l’Intérieur

Mansour Faye, Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement

Oulimata Sarr, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération

Gallo Ba, Ministre de la Fonction publique et du Renouveau du Service public

Marie Khémesse Ngom, Ministre de la Santé et de l’Action sociale

Fatou Diané, Ministre de la femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants

Oumar Sarr, Ministre des Mines et de la Géologie

Aly Ngouille Ndiaye, Ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural

Serigne Mbaye Thiam, Ministre de l’Eau et de l’Assainissement

Yankhoba Issa Diop, ministre auprès du ministre de l’Eau et de l’Assainissement

Doudou Ka, Ministre des Transports aériens

Mame Mbaye Niang, Ministre du Tourisme

Mamadou Talla, Ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’aménagement des Territoires, Porte-Parole du Gouvernement

Cheikh Oumar Hann, Ministre de l’Education nationale

Moussa Baldé, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Sophie Gladima, Ministre du Pétrole et des Energies

Samba Ndiobbéne Ka, Ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale

Moustapha Diop, Ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes industries

Pape Sagna Mbaye, Ministre des Pêches et de l’Économie maritime

Samba Sy, Ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions

Alioune Ndoye, Ministre de l’Environnement et du Développement durable

Yankhoba Diattara, Ministre des Sports

Abdoulaye Seydou Sow, Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique

Abdou Karim Fofana, Ministre du Commerce et des Petites et Moyennes entreprises

Alioune Sow, Ministre de la Culture

Bocar Thiam, Ministre de la Communication

Aly Saleh Diop, Ministre de l’Elevage et des Productions animales

Pape Malick Ndour, Ministre de la Jeunesse

Victorine Ndeye, Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire

Mariama Sarr, Ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de 1’Apprentissage et de l’Insertion

Pape Amadou Ndiaye, Ministre de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur informel

ACTUALITES

Communiqué du Conseil des ministres du 18 juin 2025

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Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 18 juin 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

  A l’entame de sa communication, le Président de la République a adressé ses chaleureuses félicitations et ses sincères remerciements aux populations de Saint-Louis, Dagana et Podor pour leur mobilisation et accueil à l’occasion de sa tournée économique les
12 et 13 juin 2025. Il a remercié et félicité les autorités administratives, les services de l’Etat, les élus locaux, les producteurs et acteurs des secteurs agricole et industriel pour le travail remarquable accompli et le bon déroulement des déplacements sur les sites programmés. Il a félicité le Gouvernement, notamment le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, le Ministre de l’Industrie et du Commerce, le Ministre en charge des Collectivités territoriales et le Secrétaire d’Etat aux Coopératives et à l’Encadrement paysan pour les efforts consentis afin d’asseoir le développement territorial et la promotion de la souveraineté alimentaire. Dans cette dynamique, il a souligné la nécessité de mieux accompagner et soutenir les acteurs des différentes filières des secteurs agricole et industriel de la région naturelle du fleuve Sénégal. Cette zone éco-géographique, au potentiel exceptionnel, doit s’ériger en « Pôle agricole national prioritaire » en termes de maitrise de l’eau, de mécanisation ainsi que de développement des aménagements et des surfaces emblavées, de l’agro-industrie et des industries de transformation des produits agricoles. Sous ce rapport, il est essentiel de renforcer significativement les filières riz, tomates, oignons, pommes de terre, biocarburants (éthanol) et sucre qui doit rester un atout phare de notre souveraineté alimentaire.
Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, indiqué l’impératif d’une combinaison optimale entre l’agriculture familiale (de subsistance) et l’agrobusiness en vue de l’ancrage d’une gouvernance foncière, économique et sociale équitable du secteur agricole. Il a demandé au
Gouvernement de poursuivre et d’intensifier l’accompagnement des producteurs de la région Nord, en accentuant l’amélioration des rendements des périmètres agricoles (rizicoles notamment), mais également l’établissement d’un système rénové et efficace de financement et de maitrise des charges d’exploitation (électricité en particulier) des agriculteurs et industriels. Il s’agit aussi de travailler, avec les Coopératives agricoles communautaires, à la labellisation des productions nationales et leur meilleure introduction dans les réseaux de distribution et les circuits de commercialisation du pays.

Cette tournée économique a montré que la territorialisation soutenue de l’Agenda national de Transformation doit rester un principe directeur de l’efficacité des politiques publiques et des performances de l’action gouvernementale. D’où, l’impératif de promouvoir un dialogue territorial permanent avec les acteurs économiques et sociaux à la base. A ce titre, le Président de la République a souligné l’urgence de réhabiliter et d’actualiser, en les adaptant aux évolutions technologiques, les outils et instruments de vulgarisation agricole et d’animation rurale, afin d’accélérer, dans la concertation avec les acteurs et la participation des populations, la mise en place des Pôles régionaux de développement. Ces derniers demeurent les véritables réceptacles des projets et programmes pour un Sénégal souverain, juste et prospère, ancré dans les valeurs fortes de la Nation.

La modernisation de notre système agricole et la réalisation de la souveraineté alimentaire, passent fondamentalement par la sécurité foncière des exploitations agricoles, le financement adéquat des agriculteurs et la promotion de l’investissement privé dans l’agriculture. A cet effet, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement, sous la supervision du Premier Ministre, d’engager les concertations appropriées et d’accomplir les diligences requises, en vue d’accélérer la mise en œuvre d’une réforme foncière consensuelle en capitalisant les diagnostics, études, rapports, propositions, conclusions et recommandations élaborés sur la problématique, notamment les travaux de la Commission nationale de Réforme foncière (CNRF). Cette réforme majeure de l’Agenda national de Transformation est impérative pour accompagner, avec l’implication des collectivités territoriales et de toutes les parties prenantes, l’option d’une agriculture moderne et durable favorisant le développement des petites exploitations agricoles familiales, mais également de l’agrobusiness. Elle doit contribuer aussi à une meilleure maîtrise de l’espace national et à l’aménagement concerté, inclusif et durable du territoire, notamment en milieu rural, en cohérence avec les processus convergents d’approfondissement de la décentralisation et d’actualisation de la loi d’orientation agrosylvopastorale en cours de finalisation.

Le Président de la République a indiqué au Gouvernement, l’importance d’orienter les réflexions sur la réforme foncière vers l’objectif d’attribution effective de titres de propriété en bonne et due forme aux détenteurs légaux des terres et des parcelles à usage d’habitation, partout au Sénégal. Dans cet esprit, l’accès à la propriété foncière et immobilière, sera facilité par la valorisation de l’utilisation de la terre comme garantie pour l’obtention d’un crédit.
Au demeurant, le Chef de l’Etat a invité le Gouvernement à veiller à la gestion optimale du domaine de l’Etat et du domaine national par, d’une part, l’amélioration des outils de cartographie et de pilotage du potentiel foncier et, d’autre part, la prévention systématique et la résolution des conflits fonciers. Pour clore ce chapitre, il a invité le Gouvernement à préparer un plan de communication sur la réforme foncière projetée, en vue de son appropriation collective par les populations à la base, les collectivités territoriales, les agriculteurs, les éleveurs, les investisseurs et autres opérateurs économiques.
Le Président de la République est revenu sur la première édition de la Conférence des Administrateurs et Managers publics (CAMP) tenue le 20 janvier 2025. Lors de cette rencontre il avait partagé avec l’ensemble des administrations sa vision de la gouvernance des secteurs public et parapublic. A cet effet, il a rappelé au Gouvernement l’urgence de prendre toutes les mesures et dispositions requises en vue d’actualiser le statut général des fonctionnaires et la réglementation relative aux agents non fonctionnaires, de finaliser le Code de déontologie des agents publics ainsi que le Plan de développement de la formation permanente des agents publics, de réviser les cadres académique, juridique, administratif et financier d’évolution des écoles nationales de formation, notamment l’Ecole nationale d’Administration (ENA). En outre, il a souligné l’importance de mener à bien le processus d’évaluation annuelle des performances des agents publics, mais aussi d’accentuer, avec la montée en puissance du « New Deal technologique », la digitalisation intégrale des administrations pour une meilleure qualité des services délivrés aux usagers et aux citoyens.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a rappelé au Gouvernement, l’impératif d’un suivi de proximité de la gouvernance et des performances financières des entités du secteur parapublic, sous tutelles administrative, technique et financière. Il a demandé au Ministre de la Fonction publique et de la Réforme du Service public de faire une communication trimestrielle en
Conseil des Ministres sur l’état de mise en œuvre des réformes de la fonction publique et de modernisation des services publics. Dans le même temps, il a invité le Ministre des Finances et du Budget à faire une communication trimestrielle sur la gestion du portefeuille de l’Etat.
Au titre de son agenda diplomatique, le Président de la République a informé le Conseil qu’il participera, le 22 juin 2025, à Abuja, au Nigéria, au Sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Dans sa communication, Monsieur le Premier Ministre Ousmane SONKO est revenu sur les réformes de l’Etat et la qualité de la représentation des administrations publiques dans les organes délibérants des entités du secteur parapublic.
S’agissant des réformes de l’Etat, il a indiqué que celles-ci constituent un point essentiel pour la réussite de la mise en œuvre des politiques publiques. Pour la coordination, l’orientation et le suivi de ces réformes, le Premier Ministre a annoncé la mise en place d’une Cellule à la Primature. Les changements attendus couvrent plusieurs domaines d’une importance capitale pour l’environnement des affaires, la modernisation de l’administration publique, incluant le droit d’accès du citoyen à l’information et un large recours à la transformation digitale, la valorisation du capital humain à travers une formation visant à doter les citoyens de fortes valeurs civiques et patriotiques et de compétences nécessaires à la réalisation de performances attendues, du « rebasing social ». Cela, pour plus d’équité et de transparence dans le système de rémunération des secteurs publics et parapublics, et la construction d’un système de protection sociale inclusif et durable. Enfin, le Premier Ministre a souligné avec force la détermination du Gouvernement, à mener à bien cette importante entreprise et a engagé le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement à mettre en place une feuille de route permettant la mise en œuvre optimale des réformes, en veillant à la prise en charge des difficultés éventuelles à travers un dispositif de conduite du changement.
Abordant le second point relatif à la qualité de la représentation des administrations publiques dans les organes délibérants des entités du secteur parapublic, le Premier Ministre, a mis l’accent sur l’importance des fonctions essentielles dans l’offre de services publics de qualité, l’exécution de missions d’intérêt général, la création d’emplois et la régulation dans des domaines prioritaires. Il a ensuite déploré des manquements graves, récurrents et contraires aux règles de transparence et de bonne gouvernance préjudiciables à la qualité du service public, dans la gestion de ces structures : la non tenue des pré-conseils sur des questions stratégiques, l’absence de compte rendu systématique, l’archivage défaillant de la documentation, le non-respect de la durée de validité des mandats des administrateurs et la mauvaise qualité de la représentation due notamment au profil inadéquat de certains administrateurs. Fort de ce constat, le Premier Ministre a demandé aux Ministres de procéder, sans délai, à la régularisation de la composition des organes délibérants, surtout dans le contexte actuel marqué par plusieurs changements institutionnels. Il a également demandé d’apporter un soin particulier au choix de ces représentants dans les organes délibérants, dans le respect des dispositions pertinentes du décret n°2025-670 du 29 avril 2025, fixant les règles de fonctionnement de l’organe délibérant des entités du secteur parapublic.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :

– Le Ministre auprès du Président de la République chargé du Suivi du Pilotage et de l’évaluation de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050  a fait une communication sur le Pilotage stratégique de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 ;

– Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur la Politique industrielle et commerciale Sénégal 2050.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,  le Conseil a examiné et adopté :

– Le Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Convention en matière d’extradition entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement de l’Etat des Emirats arabes unis signée à Abou Dhabi le 14 octobre 2021 ;

– Le Projet de loi relatif au transfèrement des personnes condamnées entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement de l’Etat des Emirats arabes unis signée à Abou Dhabi le 14 octobre 2021 ;

– Le Projet de loi d’entraide judiciaire en matière pénale entre le Gouvernement de la
République du Sénégal et le Gouvernement de l’Etat des Emirats arabes unis signée à Abou Dhabi le 14 octobre 2021 ;

– Le Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Centre national de Coordination du Mécanisme d’Alerte précoce et de Réponse aux risques sécuritaires ;

–   Le Projet de loi de Finances rectificative pour l’année 2025 ;

–  Le Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 20262028.

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Magal de Porokhane 2025/ Bilan provisoire de la BNSP: 88 victimes dont 2 morts et 12 accidents de la circulation enregistrés

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88 victimes dont deux morts ont été enregistrées dans le cadre du Magal de Porokhane édition 2025. Le bilan provisoire a été dressé par la Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP) qui a effectué différentes interventions.

Selon le Commandant du Groupement d’incendie et de secours N° 3, Djibril Sall, « en la date du vendredi 7 février, 74 sorties ont été réalisées avec la prise en charge de 88 victimes, dont deux décès. Parmi ces interventions, 12 ont concerné des accidents de la circulation, causant 51 victimes, dont un décès et 15 blessés graves », a-t-il expliqué.
Le commandant Sall, de rappeler que pour cette édition du Magal, la BNSP a mobilisé 200 agents et 35 engins d’incendie.

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Magal de Porokhane: Des milliers de fidèles convergent vers la cité religieuse

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Le Magal de Porokhane est célébré, ce jeudi 6 février 2025. Toutes les voies mènent vers la ville sainte de Porokhane où les fidèles viennent par milliers pour rendre hommage à la Sainte mère du vénéré fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul.

Les fidèles ont commencé très tôt leur Ziarra dans la cité religieuse surtout à la grande mosquée, au mausolée de Sokhna Diarra Bousso, au puits de Porokhane etc.

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Magal de Porokhane: Zoom sur la vie de Mame Diarra Bousso

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Le Magal de Porokhane est le seul événement religieux dédié à une femme au Sénégal. Il attire chaque année des milliers de disciples, surtout des femmes, qui viennent visiter. Zoom sur la Sainte Mère du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul.

Contrairement à tous les autres Magal de la communauté mouride, celui de Porokhane ne correspond à aucune circonstance. Il n’a pour but que de rendre hommage à la Sainte Mère du vénéré Serigne Touba Khadimou Rassoul. Ainsi, si tous les autres Magal ont lieu à une date fixe de l’année, déterminée en fonction du calendrier lunaire, celui de Porokhane peut avoir lieu à n’importe quel moment de l’année. La détermination de la date à laquelle il se tient est du ressort de la famille de Serigne Mouhamadou Bassirou Mbacké, assurément avec l’aval du khalife général des Mourides.

De son vrai nom, Mariama Bousso, elle nous est parvenue en 1833 à Golléré, petite localité du Fouta. Fille de Mouhamed Bousso, fils de Hammad, fils de Aliou Bousso, elle descend d’une lignée dont l’origine chérifienne remonte jusqu’à l’Imam Hassan, fils de Ali, fils de Abu Talib. De son ascendance aussi bien paternelle que maternelle, Sokhna Diarra a hérité d’une forte tradition d’érudition en Sciences coraniques, et d’une profonde piété. Sous la férule de sa mère Soxna Asta Wallo, elle a achevé à 14 ans son premier Muçhaf (rédaction de mémoire du Saint-Coran). Sa vie n’a pas été longue, elle a vécu 33 ans. Pourtant, elle est créditée d’une production de plus de 40 exemplaires du Livre Sacré, écrits de sa main, car elle était « passée maître » dans l’art de la calligraphie.

Diaratoullah, la piété incarnée
Abdallah Fahmi, chercheur en sciences islamiques et talibé mouride, confie : « Mame Diarra Bousso est connue Diaratoullah, c’est-à-dire la protégée d’Allah. Protégée par sa piété familiale, sa piété conjugale et par ses adorations. Elle aimait Allah et respectait ses interdictions, elle faisait beaucoup d’actes surérogatoires ».

Les deux familles Bousso et Mbacké habitaient ensemble et viennent de la Mauritaine, ils sont venus après s’installer dans le Fouta, à Golléré. Ensuite, ils sont venus dans le Baol. Serigne Mouhamadou Lamine Diop Dagana l’a même écrit. « Mame Diarra était une savante. Sa famille fait partie de celles qui ont diffusé l’islam au Sénégal. Elle a beaucoup marqué Khadim Rassoul et a joué un rôle très important chez cet enfant. Elle a joué un rôle fondamental avec l’éducation et le parcours de son fils ».

Sokhna Mame Diarra Bousso était la deuxième épouse du marabout Momar Anta Sali Mbacké. Elle jouit d’une haute considération et d’une dévotion particulière auprès des mourides. C’est son petit-fils Serigne Mouhamed Bachir Mbacké, père de l’actuel khalife général des mourides qui a découvert sa tombe. Abdallah Fahmi raconte : « Serigne Mouhamed Bachir était parti à la recherche de la tombe avec un berger. Ce dernier qui était contemporain de Mame Diarra lui a montré le lieu où elle a été enterrée. Sur ces entrefaites, il a demandé à un de ses disciples en la personne de Serigne Moussa Ka de rester avant qu’il ne demanda au père de Mountakha Kane, un homonyme de l’actuel khalife de rester dans ce village où les conditions de vie et d’existence étaient très difficiles. Il a fait ensuite construire des maisons. C’est ce qui est devenu la ville de Porokhane. La famille de Serigne Bassirou a beaucoup fait pour l’urbanisation. Serigne Mountakha a achevé le travail. Ce Magal valorise le rôle de la femme dans le monde musulman mais cela n’est pas bien valorisé ».

Avec Seneplus

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