Faits divers
Naufrage du Joola: 20 ans après, les victimes poursuivent le combat
Il y a 20 ans, le 26 septembre 2002, le navire effectuant la liaison entre Dakar et Ziguinchor, le Joola, surchargé, sombrait au large des côtes gambiennes.
Le naufrage du Joola reste l’une des plus grandes catastrophes maritimes civiles : 1 863 morts et disparus selon un bilan officiel, plus de 2.000 selon les associations de victimes, qui continuent de se battre contre l’oubli.
20 ans après les familles des victimes réclament toujours le renflouement de l’épave du bateau du bateau. Ce, pour faire leur deuil.
Les victimes exigent aussi la justice pour toutes les victimes du Joola. Non sans oublier le choix du 26 Septembre comme une journée nationale du souvenir.
« Il y a eu des négligences, des manquements. C’est reconnu », lâche Nadine, qui continue de se battre à travers l’association des familles des victimes françaises du naufrage pour éviter que ce drame « soit banalisé et méprisé ».
Il poursuit: « On n’abandonnera pas nos victimes, c’est pas possible. Ils méritent qu’on les honore. Moi, je serai tout le temps là, tant que je vis », martèle Nadine.
Pour Samsidine Aïdara, membre du Comité d’initiative pour l’érection d’un mémorial-musée, ce manque d’avancée est dû à un manque de volonté politique : « L’exemple le plus frappant, c’est la journée nationale du souvenir. Ça ne demande pas de moyens, ça ne demande rien d’autres qu’une simple décision administrative. C’est comme si c’était une tache noire sur leur gestion qu’ils veulent à tout prix faire oublier et effacer de l’histoire du Sénégal. C’est en fait un exemple du fonctionnement de la société sénégalaise, la corruption, la mauvaise gouvernance. Au Sénégal, on a l’habitude de ne pas se remettre en question par rapport à nos comportements et lorsqu’il y a un drame, mettre tout sur la volonté divine. C’est une manière de faire qui doit être rectifiée ».
Rappelons que le bilan officiel fait était de 1863 morts, les familles quant à elles parlent de 2000 victimes. Seules 65 personnes ont été sauvées.
ACTUALITES
Kaolack : Un dealer arrêté avec du Yamba dans un bar
Les policiers de la Sûreté urbaine du commissariat central de Kaolack ont démantelé un trafic de drogue, avec l’arrestation d’un dealer au bar Chez Théo.
Il a été en possession d’une certaine quantité de chanvre indien « yamba » en vrac, après la palpation de sécurité.
Également, la perquisition de son domicile s’est soldée par la saisie de 2 kg de drogue et de la somme de 3.500 FCFA , selon des sources de Seneweb.
Le dealer a été placé en garde à vue pour offre et cession de chanvre indien.
ACTUALITES
Magal de Porokhane 2025/ Bilan provisoire de la BNSP: 88 victimes dont 2 morts et 12 accidents de la circulation enregistrés
88 victimes dont deux morts ont été enregistrées dans le cadre du Magal de Porokhane édition 2025. Le bilan provisoire a été dressé par la Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP) qui a effectué différentes interventions.
Selon le Commandant du Groupement d’incendie et de secours N° 3, Djibril Sall, « en la date du vendredi 7 février, 74 sorties ont été réalisées avec la prise en charge de 88 victimes, dont deux décès. Parmi ces interventions, 12 ont concerné des accidents de la circulation, causant 51 victimes, dont un décès et 15 blessés graves », a-t-il expliqué.
Le commandant Sall, de rappeler que pour cette édition du Magal, la BNSP a mobilisé 200 agents et 35 engins d’incendie.
ACTUALITES
Magal de Porokhane: Des milliers de fidèles convergent vers la cité religieuse
Le Magal de Porokhane est célébré, ce jeudi 6 février 2025. Toutes les voies mènent vers la ville sainte de Porokhane où les fidèles viennent par milliers pour rendre hommage à la Sainte mère du vénéré fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul.
Les fidèles ont commencé très tôt leur Ziarra dans la cité religieuse surtout à la grande mosquée, au mausolée de Sokhna Diarra Bousso, au puits de Porokhane etc.
ACTUALITES
Magal de Porokhane: Zoom sur la vie de Mame Diarra Bousso
Le Magal de Porokhane est le seul événement religieux dédié à une femme au Sénégal. Il attire chaque année des milliers de disciples, surtout des femmes, qui viennent visiter. Zoom sur la Sainte Mère du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul.
Contrairement à tous les autres Magal de la communauté mouride, celui de Porokhane ne correspond à aucune circonstance. Il n’a pour but que de rendre hommage à la Sainte Mère du vénéré Serigne Touba Khadimou Rassoul. Ainsi, si tous les autres Magal ont lieu à une date fixe de l’année, déterminée en fonction du calendrier lunaire, celui de Porokhane peut avoir lieu à n’importe quel moment de l’année. La détermination de la date à laquelle il se tient est du ressort de la famille de Serigne Mouhamadou Bassirou Mbacké, assurément avec l’aval du khalife général des Mourides.
De son vrai nom, Mariama Bousso, elle nous est parvenue en 1833 à Golléré, petite localité du Fouta. Fille de Mouhamed Bousso, fils de Hammad, fils de Aliou Bousso, elle descend d’une lignée dont l’origine chérifienne remonte jusqu’à l’Imam Hassan, fils de Ali, fils de Abu Talib. De son ascendance aussi bien paternelle que maternelle, Sokhna Diarra a hérité d’une forte tradition d’érudition en Sciences coraniques, et d’une profonde piété. Sous la férule de sa mère Soxna Asta Wallo, elle a achevé à 14 ans son premier Muçhaf (rédaction de mémoire du Saint-Coran). Sa vie n’a pas été longue, elle a vécu 33 ans. Pourtant, elle est créditée d’une production de plus de 40 exemplaires du Livre Sacré, écrits de sa main, car elle était « passée maître » dans l’art de la calligraphie.
Diaratoullah, la piété incarnée
Abdallah Fahmi, chercheur en sciences islamiques et talibé mouride, confie : « Mame Diarra Bousso est connue Diaratoullah, c’est-à-dire la protégée d’Allah. Protégée par sa piété familiale, sa piété conjugale et par ses adorations. Elle aimait Allah et respectait ses interdictions, elle faisait beaucoup d’actes surérogatoires ».
Les deux familles Bousso et Mbacké habitaient ensemble et viennent de la Mauritaine, ils sont venus après s’installer dans le Fouta, à Golléré. Ensuite, ils sont venus dans le Baol. Serigne Mouhamadou Lamine Diop Dagana l’a même écrit. « Mame Diarra était une savante. Sa famille fait partie de celles qui ont diffusé l’islam au Sénégal. Elle a beaucoup marqué Khadim Rassoul et a joué un rôle très important chez cet enfant. Elle a joué un rôle fondamental avec l’éducation et le parcours de son fils ».
Sokhna Mame Diarra Bousso était la deuxième épouse du marabout Momar Anta Sali Mbacké. Elle jouit d’une haute considération et d’une dévotion particulière auprès des mourides. C’est son petit-fils Serigne Mouhamed Bachir Mbacké, père de l’actuel khalife général des mourides qui a découvert sa tombe. Abdallah Fahmi raconte : « Serigne Mouhamed Bachir était parti à la recherche de la tombe avec un berger. Ce dernier qui était contemporain de Mame Diarra lui a montré le lieu où elle a été enterrée. Sur ces entrefaites, il a demandé à un de ses disciples en la personne de Serigne Moussa Ka de rester avant qu’il ne demanda au père de Mountakha Kane, un homonyme de l’actuel khalife de rester dans ce village où les conditions de vie et d’existence étaient très difficiles. Il a fait ensuite construire des maisons. C’est ce qui est devenu la ville de Porokhane. La famille de Serigne Bassirou a beaucoup fait pour l’urbanisation. Serigne Mountakha a achevé le travail. Ce Magal valorise le rôle de la femme dans le monde musulman mais cela n’est pas bien valorisé ».
Avec Seneplus
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