ACTUALITES
Saignée dans les rangs du PRP à Kaolack: Après Dr Ibrahima Diallo, Dr Abdou Aziz Mbodji claque la porte
La saignée continue au niveau du parti républicain pour le progrès (PRP) à Kaolack. Après le départ du Dr Ibrahima Diallo, Ancien SN adjoint chargé des structures du PRP et ancien Coordonnateur communal du PRP de Kaolack, c’est autour du maire de la commune de Ndiédieng, Dr Abdou Aziz Mbodji, qui été jusque-là, Secrétaire national chargé de la communication et coordonnateur départemental de Kaolack de tourner le dos au président Déthié Fall.
Ces défections fragilisent davantage le parti de Déthié Fall dans la Saloum surtout en cette veille des élections législatives prévues le 17 novembre 2024.
Mes chers compatriotes
Je suis au regret de vous annoncer ma démission du PRP avec effet immédiat. J’ai notifié par lettre cette décision au Président Dethié FALL Je quitte le PRP où j’ai été jusque-là le Secrétaire national chargé de la communication et coordonnateur départemental de Kaolack,avec un Coeur brisé. J’ai porté partout les couleurs et la voix du PRP. Dans les médias nationaux et internationaux,dans toutes les compétitions politiques ( locales,législatives et présidentielles). J’ai eu de belles expériences avec le parti et mes camarades. Je suis devenu maire de la commune de Ndiédieng avec le parrainage du PRP et du Président Dethié FALL sous la bannière de yewwi Askanwi wi. J’ai été désigné comme chargé de communication et porte parole du RÉELS,synonyme de non adhésion à l’AMS.
Après mon élection je suis resté dans l’opposition en poursuivant le combat pour un changement démocratique qualitatif dans la gestion du pays au sein de Yewwi Askanwi malgré la vague de ralliement à Benno Bokk Yakaar de presque tous les maires élus de l’opposition dans le département de Kaolack. Cette décision qui m’a valu l’isolement de ma commune et les tentatives d’asphyxie de ma Mairie.
J’ai parrainé,investi,battu campagne et voté et fait voter pour le candidat Dethié FALL. Je lui ai donné le meilleur de ses résultats dans toutes les communes et dans tous départements.
Cette belle aventure s’arrête malheureusement ici. J’ai renoncé à une investiture dans la nouvelle coalition où le PRP s’est engagé conformément à l’orientation initiale du parti et en accord avec ma base politique.
La nouvelle posture du PRP me gêne et n’est pas cohérente à mes yeux.
Il serait encore beaucoup plus incohérente de chercher à donner des béquilles à travers une coalition ou une inter-coalition aux bourreaux de notre démocratie et de notre économie.
Notre combat pour la démocratie et le développement du Sénégal va se poursuivre en terrain politique ou non.
Avec mes braves compagnons de la commune de NDIÉDIENG,du département de Kaolack et des compatriotes sénégalais qui nous interpellent de partout,je vous donne rendez-vous très prochainement pour décliner notre posture sur les élections législatives du 17 novembre 2024 mais aussi sur notre nouvelle orientation politique pour la poursuite de notre engagement pour le Sénégal.
Dr.Abdoul Aziz MBODJi
Dr Ibrahima Diallo
Ancien SN adjoint chargé des structures du parti
Ancien Coordonnateur communal du PRP de Kaolack
Au Président du PRP
Monsieur Dethie Fall
Je viens par la présente, vous soumettre ma démission en tant que militant du parti pour la république ( PRP) Disso ak askan wi. En effet après plus de 3 ans de compagnonnage sous le sceau de la loyauté et de la franche camaraderie au sein de ce parti. Je voudrais vous remercier à l’entame de mon propos pour votre confiance en me nommant Secrétaire National adjoint des structures du parti et de coordonnateur de l’instance communale de Kaolack. Une mission que j’ai essayé du mieux que je peux d’honoré en m’investissant humainement et financièrement.
J’exprime aussi ma profonde gratitude à tous les camarades de parti au niveau national et dans ma base politique de Kaolack.
Ensemble nous avons dans un contexte difficile de répression aveugle et de confiscation des libertés publiques et de violation systématique des droits individuels, fait face à un pouvoir tyrannique incarné par l’ancien régime de Macky Sall . Personnellement j’ai vécu cette période sombre de notre démocratie dans ma chair pour avoir été placé en garde en vue à Kaolack à la suite des manifestations pour dénoncer le report illégal de l’élection présidentielle de 2024.
Donc vous comprendrez sûrement, l’émotion avec laquelle je me résous à me séparer de cette famille politique. J’en garderai toujours des souvenirs marquants pour tout ce que nous avons partagé durant ces années de lutte pour l’avènement d’un Sénégal plus juste, plus souverain et plus prospère. C’est du reste l’espoir qui a conduit à l’avènement du régime du président de la république son excellence Bassirou Diomaye Faye et de son premier ministre Ousmane Sonko . Un nouveau pouvoir avec lequel nous avons partagé des valeurs et des combats sur le terrain de la lutte politique.
Aujourd’hui, les trépidations de la vie politique me conduisent à cette décision de surseoir à mes activités politiques.
Je reste, toutefois attaché aux idéaux de démocratie, de libertés et de progrès qui m’ont conduit a cette première immersion dans l’arène politique au sein du PRP Disso ak askan wi . A cet égard j’annoncerai dans les jours qui viennent, à tous nos concitoyens notamment aux populations de Kaolack, la nouvelle direction que je compte donner à mon engagement pour cette ville et le Sénégal.
Vive la démocratie
Vive la ville de Kaolack
Vive le Sénégal
Dr Ibrahima Diallo
ACTUALITES
Différend Mairie de Kaolack – SEN’EAU : Baye Cisse prend position et appelle à faire bloc autour de l Municipalité .
KAOLACK INFOS LE 06 NOV 2026
L’homme d’affaires et responsable politique à Kaolack, Baye Ciss, s’invite dans le débat opposant la municipalité de Kaolack à la Société nationale des eaux (SEN’EAU). Joint au téléphone par Ibrahima Guèye, directeur général d’Alfayda, il a exprimé son désaccord avec l’attitude de la société et affiché son soutien à la mairie.
Selon Baye Ciss, il est inconcevable que SEN’EAU procède à des coupures d’eau dans les établissements scolaires, alors que, affirme-t-il, la société devrait à la municipalité une somme de 6 milliards de francs CFA.
Face à cette situation, le responsable politique lance un appel à toutes les forces vives de Kaolack afin qu’elles se mobilisent autour de la municipalité pour trouver une issue à ce différend.
Pour Baye Ciss, l’heure n’est pas aux considérations partisanes. Il invite les populations à mettre de côté leurs appartenances politiques et à faire bloc derrière la mairie, estimant qu’une mobilisation collective est nécessaire pour défendre les intérêts de la ville et parvenir à une solution.
Par Sidy Sankharé
Vendredi 6 Novembre 2026 à 00 h 00.
ACTUALITES
REJET DE LA LFR 2026 : LE SÉNÉGAL NE DOIT PAS DEVENIR L’OTAGE DES QUERELLES POLITIQUES
Le vote intervenu ce mardi 3 novembre à l’Assemblée nationale marque une étape préoccupante dans la vie politique de notre pays.
Par 109 voix contre 20 et trois abstentions, les députés ont rejeté le projet de loi de finances rectificative pour 2026, en adoptant une question préalable qui a mis fin à son examen avant même la discussion générale.
Que la majorité parlementaire conteste les choix budgétaires du Gouvernement n’a rien d’anormal dans une démocratie. L’Assemblée nationale n’est pas une chambre d’enregistrement et personne ne devrait lui demander de le devenir.
Mais ce droit de contrôle s’accompagne d’une responsabilité, particulièrement lorsque les décisions prises peuvent avoir des conséquences sur les finances publiques et sur la vie quotidienne des Sénégalais.
Car ce qui vient de se produire ne concerne pas uniquement les rapports entre un ministre des Finances et des députés. Il s’agit d’un désaccord profond entre un Gouvernement et une majorité parlementaire issus d’une même histoire politique, au moment où notre pays traverse une situation financière particulièrement difficile.
Le projet de loi rectificative devait notamment tenir compte d’une révision à la baisse des recettes de l’État, d’une augmentation considérable des dépenses de subventions énergétiques et d’une modification des crédits consacrés aux investissements publics.
Ces arbitrages pouvaient être contestés. Ils méritaient même un débat approfondi.
Mais pourquoi choisir de mettre fin à l’examen du texte plutôt que de confronter publiquement les différentes propositions, d’exiger les corrections nécessaires et de permettre aux Sénégalais de comprendre les conséquences de chaque option ?
C’est cette décision qui appelle aujourd’hui une explication politique.
Les députés de la majorité ont invoqué la sincérité budgétaire. Cette préoccupation est légitime. Mais elle ne dispense pas de présenter clairement les solutions de remplacement, surtout lorsque l’exercice budgétaire touche à sa fin.
Il ne suffit pas de rejeter des prévisions pour faire disparaître les difficultés financières auxquelles elles cherchent à répondre.
Les besoins de financement de l’État demeurent. Les obligations de paiement demeurent. Les entreprises qui attendent le règlement de leurs créances, les travailleurs dont les emplois dépendent de la commande publique et les collectivités territoriales qui attendent leurs ressources ne peuvent pas être oubliés dans cette confrontation.
Le rejet de la LFR ne signifie pas que l’État cessera demain de fonctionner. La loi de finances initiale demeure applicable et notre droit prévoit certains mécanismes permettant d’assurer la continuité de l’action publique.
Mais l’absence de rectification budgétaire réduit les possibilités d’ajustement que recherchait le Gouvernement. Si cette situation devait se prolonger sans solution, elle pourrait accentuer les tensions de trésorerie, compliquer certains paiements et entretenir l’incertitude auprès des partenaires financiers.
Voilà pourquoi la responsabilité des députés de la majorité mérite d’être interrogée.
Ils avaient le droit de rejeter le texte. Ils doivent maintenant expliquer comment ils entendent contribuer à résoudre les difficultés auxquelles le pays reste confronté.
Il serait regrettable que des divergences politiques, aussi profondes soient-elles, prennent le pas sur les intérêts économiques et sociaux de la Nation.
Le Président de la République est désormais devant ses responsabilités
La Constitution sénégalaise organise les rapports entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale. Elle prévoit des procédures particulières pour les lois de finances et des mécanismes permettant de surmonter certains désaccords institutionnels.
L’article 86 ouvre notamment la possibilité d’engager la responsabilité du Gouvernement sur un projet de loi de finances, sous les conditions qu’il prévoit et avec le risque d’une motion de censure.
Le recours éventuel à cette procédure, après le rejet intervenu aujourd’hui, soulève toutefois des questions juridiques qui doivent être examinées avec rigueur.
Quant à la dissolution de l’Assemblée nationale, elle est encadrée par l’article 87 et ne peut intervenir pendant les deux premières années de la législature.
Il n’existe donc pas de solution constitutionnelle qu’il suffirait d’actionner sans en mesurer les conditions et les conséquences.
Mais une chose est certaine : le Président de la République ne peut pas se désintéresser de cette situation.
Il est le chef de l’État. À ce titre, il lui appartient de veiller au fonctionnement régulier des institutions et à la continuité de l’État.
Le rejet de la LFR appelle désormais une clarification sur la manière dont le Gouvernement entend poursuivre l’exécution du budget 2026, honorer ses engagements et préserver la confiance des partenaires économiques et financiers.
Il appelle également une clarification politique sur les rapports entre l’Exécutif et la majorité parlementaire.
Car le Sénégal ne peut durablement fonctionner dans une situation où les institutions chargées de conduire et d’autoriser la politique budgétaire ne parviennent plus à s’accorder sur les moyens de faire face aux difficultés du pays.
La majorité parlementaire doit assumer ses choix. Le Gouvernement doit répondre aux interrogations soulevées sur ses prévisions et ses arbitrages. Et le Président de la République doit exercer pleinement les responsabilités que lui confère la Constitution.
Les Sénégalais ne devraient pas avoir à supporter le coût d’un désaccord politique qui s’installe au sommet de l’État.
Notre pays a déjà suffisamment de difficultés économiques et sociales pour qu’on y ajoute une incertitude institutionnelle prolongée.
Le temps des explications est nécessaire. Celui des décisions l’est tout autant.
Abdoulaye WILANE
Porte-parole du Parti socialiste du Sénégal
ACTUALITES
Kaolack : l’ORSRE sensibilise les acteurs agricoles à la contractualisation pour sécuriser les transactions et le financement
KAOLACK INFOS LE 02 NOVEMBRE 2026
Rapprocher les acteurs de la chaîne de valeur agricole, encourager le dialogue sur les conditions de production et de commercialisation et faciliter l’accès au financement. C’est l’objectif de l’atelier de sensibilisation organisé à Kaolack par l’Organe de régulation du système de récépissé d’entrepôt (ORSRE), dans le cadre du Programme de compétitivité de l’agriculture et de l’élevage (PCAE).
Cette rencontre a réuni les différents acteurs du secteur agricole, notamment les producteurs, les entreposeurs professionnels, les acheteurs et les institutions financières. Elle vise à leur permettre de mieux se connaître, d’échanger sur leurs préoccupations et d’explorer les possibilités de collaboration autour de la contractualisation agricole. Une démarche qui repose notamment sur le principe de « vendre avant de produire », à travers des engagements préalables entre producteurs et acheteurs.
Pour Mamadou Lamine Souané, la contractualisation constitue un levier important pour améliorer les performances des filières agricoles. « La quintessence de cet atelier est de permettre aux acteurs de la chaîne de valeur agricole de se voir, de discuter et d’améliorer les conditions de production, de commercialisation, mais aussi de financement », a-t-il expliqué.
Il a également rappelé que le PCAE a pour objectif principal d’assurer la compétitivité des chaînes de valeur agricoles. Dans cette perspective, le programme entend favoriser une meilleure organisation des acteurs et renforcer les mécanismes de financement et de commercialisation.
En complément de la contractualisation, le système de récépissé d’entrepôt constitue un autre mécanisme de financement. Ce document juridique représente les marchandises déposées dans un entrepôt agréé. Il peut servir de garantie auprès des banques et des systèmes financiers décentralisés (SFD), permettant ainsi au producteur d’accéder à un financement sans être obligé de vendre immédiatement sa récolte.
« Il s’agit de permettre à un producteur de disposer de sa marchandise en stock, en garantie, mais en même temps de bénéficier, à travers le récépissé d’entrepôt, d’un financement, jusqu’à ce que les prix atteignent un certain niveau pour pouvoir vendre et ne pas se retrouver dans ce que l’on appelle les cycles infernaux du bradage », a précisé Mamadou Lamine Souané.
Présent à la rencontre, l’adjoint au gouverneur de Kaolack a, pour sa part, insisté sur l’importance de ce dispositif pour une région dont l’économie repose en grande partie sur l’agriculture, notamment la filière arachidière. Il a relevé les difficultés auxquelles les producteurs sont confrontés en matière de financement, de stockage et de mise en relation avec les acheteurs.
« La contractualisation est un dispositif particulièrement important parce qu’il vise d’abord à sécuriser les transactions entre les différents acteurs », a-t-il souligné. Selon lui, cette démarche doit également permettre aux producteurs de mieux apprécier les conditions du marché et de commercialiser leurs récoltes dans des conditions plus avantageuses.
Après des ateliers organisés dans les régions de Diourbel, Kolda, Sédhiou et Tambacounda, l’ORSRE poursuit sa tournée de sensibilisation à Kaolack, Kaffrine et Fatick. Des précontrats sont déjà en cours d’élaboration afin de faciliter la mise en relation entre les différents acteurs, notamment les banques chargées du financement et les entreposeurs responsables du stockage, sous le contrôle de l’organe de régulation.
À travers cette initiative, l’ORSRE entend promouvoir la contractualisation agricole comme un outil de sécurisation des transactions, d’amélioration du financement et de renforcement de la compétitivité des filières agricoles
ACTUALITES
Firgui-Kaymor-Nganda : la colère des populations face à l’état dégradé de la route.
Le bitumage de la route Firgui-Kaymor-Nganda reste une vieille revendication des populations locales. Fatiguées des difficultés de circulation et des drames provoqués par la dégradation de cet axe depuis 1963, elles ont organisé une marche pacifique pour interpeller les autorités. Les manifestants réclament la reprise du projet de bitumage annoncé par le régime sortant, dont les travaux tardent toujours à démarrer.
La colère monte chez les populations de Firgui, Kaimor et Nganda, dans le département de Nioro du Rip. À travers cette mobilisation, les habitants veulent attirer l’attention des autorités sur les conséquences de l’état de cette route, qui constitue un véritable obstacle à la mobilité des personnes et des biens.
Selon eux, la piste en latérite se dégrade davantage au fil des années, particulièrement pendant l’hivernage. Les accidents y sont fréquents et les évacuations sanitaires deviennent de véritables épreuves.
Ils évoquent notamment des femmes qui perdent la vie en cours d’évacuation vers les structures sanitaires, ainsi que plusieurs accidents mortels enregistrés sur cet axe.
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