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Caroline Faye: Première femme députée et ministre au Sénégal

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Caroline Faye Diop a laissé un héritage monumental, une empreinte indélébile dans le parcours politique et social du Sénégal. Première femme sénégalaise à entrer dans les hautes sphères du pouvoir, son parcours est marqué par des victoires pionnières et un engagement sans faille pour l’émancipation des femmes. Née le 11 juillet 1923 à Foundiougne, cette figure audacieuse s’engage d’abord dans l’éducation en devenant institutrice en 1945. Après plusieurs affectations dans des villes du pays comme Louga, Thiès, et Matam, elle s’installe à Mbour en 1951, où elle prend la direction de l’école des filles. C’est ici que sa vie prend un tournant décisif, tant sur le plan personnel que politique.

À Mbour, Caroline rencontre deux hommes qui jouent un rôle clé dans son parcours : Demba Diop, futur mari et politicien engagé, et Abdoulaye Sadji, un intellectuel sénégalais fervent partisan de l’indépendance. Grâce à leurs encouragements, elle développe une conscience politique aiguë et rejoint le Bloc démocratique sénégalais (BDS) en 1948, un parti déterminé à bâtir un Sénégal indépendant et plus équitable. Animée par un désir d’améliorer le quotidien de ses concitoyens, elle milite au sein de cette formation jusqu’à ce que, en 1958, elle participe activement à la création de l’Union progressiste sénégalaise (UPS) de Léopold Sédar Senghor.

En 1960, l’indépendance du Sénégal apporte un vent de changement, et Caroline Faye Diop devient trois ans plus tard la première femme députée du pays. Pour une jeune nation, sa présence à l’Assemblée nationale représente un symbole puissant, celui de l’ouverture aux femmes dans un domaine jusqu’alors réservé aux hommes. Pendant quinze années, elle incarne la voix des femmes sénégalaises, s’investissant particulièrement dans la rédaction du Code de la famille, un texte novateur et essentiel pour les droits des femmes. Son combat pour des politiques sociales inclusives se manifeste par son insistance à obtenir des allocations familiales pour les femmes, ainsi que des droits égaux pour toutes les mères et travailleuses du pays.

En 1978, Caroline Faye Diop franchit une nouvelle étape en devenant la première femme ministre du Sénégal, à la tête du ministère de l’Action sociale. Ce poste, puis ceux de ministre déléguée auprès du Premier ministre et de ministre d’État, lui permettent d’étendre davantage son influence sur les politiques sociales du Sénégal. Sa détermination à promouvoir l’égalité des sexes ne fléchit jamais, même dans les moments les plus difficiles. Lors d’un congrès de l’UPS en 1957, elle interpelle publiquement Senghor, lui faisant remarquer l’absence de femmes parmi les orateurs malgré leur nombre conséquent dans la salle – un acte de courage et de franc-parler qui témoigne de sa conviction et de son engagement pour l’égalité.

Le drame frappe sa vie personnelle en 1967 avec l’assassinat de son époux, Demba Diop, dans un contexte politique tumultueux. Ce tragique événement aurait pu briser bien des carrières, mais Caroline puise dans cette épreuve une force renouvelée pour continuer ses combats. Convaincue de la nécessité d’une voix féminine forte dans les instances de décision, elle reste un pilier pour les droits des femmes, à une époque où les représentations féminines en politique étaient encore très limitées.

Le 29 juillet 1992, Caroline Faye Diop s’éteint, laissant derrière elle un héritage dont le pays se souvient avec gratitude et respect. En hommage à sa contribution historique, le stade Caroline Faye de Mbour porte aujourd’hui son nom, rappelant à chaque génération son courage et sa détermination. Caroline Faye Diop demeure un modèle inspirant pour les jeunes femmes du Sénégal, prouvant que les obstacles, aussi imposants soient-ils, peuvent être franchis par la volonté et le travail acharné.

Papa Abdoulaye Sy

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Kaolack : 72 heures de grève renouvelable décrétées par les étudiants de la promotion 10 de l’UNCHK

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KAOLACK INFOS 22 AVRIL 2026 .

Les étudiants de la promotion 10 de l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK) ont entamé, ce mercredi 22 avril, une grève de 72 heures renouvelable. Le mouvement a entraîné la suspension de l’ensemble des activités pédagogiques.

À l’origine de cette décision, plusieurs revendications, dont le non-paiement des bourses d’études et la lenteur administrative, jugée pénalisante pour le bon déroulement de leur cursus.

S’exprimant au nom de ses camarades, le porte-parole Papa Aliou Ndiaye a qualifié ce mot d’ordre de « début du commencement », avertissant que des actions plus radicales pourraient être envisagées en cas de non-satisfaction de leurs doléances.

S S 

Mardi 22 Avril 2026 à 11 h 50 .

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Lutte contre la désinformation et initiation à l’IA : la CJRS/Zone Centre en première ligne à Touba

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La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS), à travers sa coordination de la zone centre, a lancé ce vendredi 17 avril 2026 à Touba une session de formation de trois jours axée sur la lutte contre la désinformation et l’initiation à l’intelligence artificielle.

Au total, 35 professionnels des médias, venus des quatre régions de la zone centre, prennent part à cette rencontre stratégique visant à renforcer leurs capacités dans un contexte marqué par la prolifération des fausses informations.

À travers cette initiative, la CJRS ambitionne de sensibiliser ces acteurs clés de l’information aux enjeux de la désinformation, tout en les outillant sur les opportunités qu’offre l’intelligence artificielle dans le traitement et la diffusion de l’information.

Cet atelier se veut ainsi un cadre d’échanges et de renforcement de compétences, mais aussi un levier pour faire des jeunes reporters des remparts efficaces contre ce fléau qui fragilise la crédibilité de la sphère médiatique.

S S

Vendredi 17 Avril 2026 à 16 h 00 

 

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Keur Madiabel : Le Ministre Aliou Sall installe un kit satellitaire pour les sourds et malentendants

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KAOLACK INFOS 16 AVRIL 2026 

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Aliou Sall, a clôturé, hier, sa tournée nationale dédiée à la politique de connectivité universelle. L’ultime étape s’est déroulée à Keur Madiabel, dans la région de Kaolack, marquée par la remise d’un kit satellitaire au centre d’apprentissage des sourds et malentendants .

En présence de l’adjoint au gouverneur, Mamadou Habib Kamara, et du maire Abdoulaye Diatta, le ministre a insisté sur la dimension profondément sociale de cette initiative. « Le numérique n’est pas un luxe pour les personnes vivant avec un handicap, mais un véritable levier d’émancipation », a-t-il déclaré.

Grâce à cette connexion satellitaire à haut débit, les apprenants du centre auront désormais accès à des contenus pédagogiques adaptés et pourront interagir avec d’autres communautés à travers le Sénégal et le continent africain. Une avancée majeure qui ouvre la voie à leur insertion dans les métiers du numérique, où les compétences intellectuelles priment sur l’expression orale.

Cette tournée s’inscrit dans le cadre du New Deal technologique, un programme ambitieux visant à connecter gratuitement un million de citoyens à Internet d’ici fin 2026. À travers cette initiative, les autorités entendent réduire la fracture numérique et garantir une inclusion effective sur l’ensemble du territoire.

« La connectivité universelle perd tout son sens si elle exclut une partie de la population. Notre ambition est de ne laisser personne en marge, notamment dans les zones rurales et les localités les plus enclavées », a martelé le ministre.

Avant l’étape de Kaolack, la délégation ministérielle s’était rendue dans les régions de Ziguinchor et de Kolda, où plusieurs établissements scolaires et centres de formation ont été connectés.

Au terme de cette tournée de cinq jours, neuf étapes ont été franchies, permettant de toucher des milliers de bénéficiaires. Un bilan que le ministre juge « positif », annonçant dans la foulée une deuxième phase du programme qui ciblera d’autres régions du pays.

« Nous poursuivrons avec la même énergie, car le succès du New Deal technologique repose sur une condition essentielle : permettre à chaque Sénégalais, où qu’il soit, d’accéder au numérique », a conclu Aliou Sall.

S S

Jeudi 16 Avril 2026 à 01 h 47 .

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‎Gestion de l’eau en agriculture familiale : Kaolack au cœur d’un forum ouest-africain sur l’innovation paysanne

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À Kaolack, les acteurs du développement agricole, les producteurs et les décideurs se sont réunis ce 15 avril 2026 à l’Hôtel Le Relais pour le Forum ouest-africain sur la gestion de l’eau en agriculture familiale. Une rencontre initiée par PROLINNOVA Sénégal, avec l’appui de l’organisation allemande Misereor, dans le cadre du projet Proli-GEAFaSa.

‎Ce forum se positionne comme un espace d’échanges entre agriculteurs, chercheurs et autorités autour des innovations locales. Pour Abdou Thiam, chargé de programme du projet Proli-GEAFaSa, les solutions viennent d’abord du terrain: « Les paysans innovateurs sont les détenteurs du savoir local. Chaque zone a ses réalités et ce sont eux qui développent des réponses adaptées aux problèmes de gestion de l’eau », a-t-il expliqué.

‎Il souligne également la dimension sous-régionale du projet :« Les activités que nous déroulons au Sénégal sont les mêmes que nous mettons en œuvre au Burkina Faso. Cela permet de partager les expériences et de renforcer les capacités à l’échelle du Sahel ».

‎Dans les départements de Kaolack et de Nioro, plusieurs producteurs ont mis en place des techniques efficaces pour maîtriser l’eau agricole, malgré des conditions parfois difficiles.

‎« À Ngane Alassane, la nappe phréatique est souvent salée, mais les paysans ont développé des techniques pour contourner cette contrainte. Ce sont des initiatives très importantes qu’il faut encourager », a indiqué Abdou Thiam.

‎Selon lui, ces innovations locales méritent d’être diffusées :

‎« Le projet est là pour identifier ces innovateurs, capitaliser leurs expériences et les vulgariser afin d’aider d’autres producteurs confrontés aux mêmes difficultés ».

‎La rencontre a été saluée par les autorités locales, qui ont insisté sur l’importance de la gestion durable de l’eau pour l’avenir de l’agriculture.

‎Le représentant du président du conseil départemental de Kaolack a ainsi déclaré que « ce forum arrive à point nommé, dans un contexte où les défis liés à l’eau deviennent de plus en plus pressants pour les producteurs ».

‎Dans le même sens, la représentante du maire a souligné « la nécessité d’accompagner et de valoriser les initiatives locales qui contribuent à renforcer la résilience des exploitations familiales »

‎Très mobilisés, les producteurs ont également saisi cette tribune pour partager leurs expériences et préoccupations, faisant de ce forum un véritable espace de dialogue et de co-construction de solutions durables pour l’agriculture familiale au Sahel.

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