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Amy Mara Dieye marraine des « 48 heures de Taaral » : un vent de renouveau souffle sur les postes de santé de Kaolack
Les comités de développement sanitaire (CDS) du département de Kaolack ont lancé une initiative ambitieuse : « Taaral Suniou Poste de Santé », une opération de deux jours alliant nettoyage, vaccination et sensibilisation pour améliorer la santé publique dans la région. Amy Mara Dieye a accepté d’en être la marraine et appelle la diaspora et les populations locales à soutenir le développement endogène de Kaolack.
Selon les CDS, les trente-et-un postes de santé du district de Kaolack produisent quotidiennement d’importants déchets, au point que leurs structures sont parfois plus malades que les usagers. Face à cette situation, ils ont décidé d’organiser les « 48 heures de Taaral » afin d’améliorer les conditions sanitaires et sensibiliser la population à la prévention.
L’opération a démarré ce vendredi par une journée de vaccination ciblant les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans, pour prévenir le cancer du col de l’utérus. L’objectif est de protéger les populations les plus vulnérables et de renforcer la prévention dans les postes de santé.
La marraine de l’événement, Amy Mara Dieye, a exprimé sa satisfaction de soutenir cette initiative. Elle a offert au poste de santé de Tabaguoye des cartons de détergents et un important lot de moustiquaires imprégnées pour la lutte contre le paludisme. Selon elle, le développement doit être endogène : « Une personne étrangère ne viendra jamais dans notre maison pour régler nos problèmes. C’est à nous de travailler à arrache-pied pour le développement de Kaolack », a-t-elle déclaré.
Amy Mara Dieye a lancé un appel solennel à tous les fils de Mbossé, résidant dans la région ou à l’étranger, à participer activement au changement et à soutenir les initiatives locales. Elle souhaite que ce programme soit institutionnalisé afin que Kaolack devienne un exemple pour les autres régions.
Cheikh Tidiane Sarr, porte-parole des CDS, a rappelé l’urgence de renforcer les effectifs et de mieux rémunérer les agents de santé communautaire. « Avant d’entamer une nouvelle politique de recrutement, pensez à ces personnes présentes dans les postes depuis 2001, souvent avec des motivations misérables », a-t-il insisté.