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Kaolack : Les techniciens des mutuelles de santé réclament une meilleure reconnaissance de leurs droits

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Les techniciens des mutuelles de santé, regroupés au sein des Unités Techniques de Gestion (UTG), se sont retrouvés ce samedi à Kaolack pour une grande concertation nationale. Venus des 46 départements du pays, ces acteurs de terrain, souvent méconnus du grand public, sont pourtant au cœur du dispositif de la Couverture Maladie Universelle (CMU). Leur objectif : discuter des difficultés rencontrées dans l’exercice de leur mission et proposer des pistes pour l’amélioration de leurs conditions de travail.

‎Ibrahima Diallo : « Les techniciens sont les véritables chevilles ouvrières »,Président de la mutuelle départementale de Kaolack et représentant du président des mutuelles de santé du Sénégal, Ibrahima Diallo a tenu à rappeler l’importance du rôle des techniciens.

‎« Ce sont eux qui assurent le travail technique. Sans eux, rien n’avance. Nous, responsables, nous ne faisons que coordonner. Il est donc indispensable qu’ils bénéficient d’une meilleure protection sociale : salaires décents, couverture sécuritaire, caisse de sécurité sociale, IPRES. Ce sont des éléments incontournables pour améliorer leurs conditions de vie et de travail », a-t-il affirmé.

‎Selon lui, la tenue d’une telle rencontre est un signe de maturité professionnelle et d’engagement collectif de la part des techniciens, qui entendent désormais peser dans les discussions nationales sur la santé communautaire.

‎Pour sa part, Babacar Diouf, chef du service régional de l’Agence de la Couverture Sanitaire Universelle (CNCSU) de Kaolack, a rendu un hommage appuyé aux UTG.

‎« Depuis 2017, ils travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, mais malgré tout, ils ont permis à la CMU d’avancer. Aujourd’hui, nous visons un objectif de 75 % de couverture sanitaire, et leur rôle est déterminant pour l’atteindre », a-t-il expliqué.

‎Il a salué l’esprit de solidarité et de cohésion qui anime les techniciens, lesquels se sont regroupés en association nationale.

‎« Cette voix unique sera désormais un interlocuteur direct de la direction générale de la CNCSU. Au niveau central, des démarches sont déjà en cours pour accompagner cette dynamique, car sans le bien-être des travailleurs, aucun programme ne peut réussir », a-t-il ajouté.

‎La rencontre de Kaolack s’est tenue dans un contexte marqué par de profondes réformes. En effet, la CNCSU a désormais le statut d’assureur principal, ce qui modifie le fonctionnement du système.

‎Moustapha Niang, directeur de la mutuelle de santé de Guédiawaye et porte-parole du collectif des travailleurs, a insisté sur la nécessité d’associer les techniciens à cette mutation.

‎« Nous sommes là depuis 2017, nous avons accumulé une expérience précieuse. Aujourd’hui, il est temps que cette expertise soit valorisée. Nous avons déjà rencontré le directeur général de la CNCSU et soumis nos propositions, que nous voulons désormais harmoniser pour les transmettre aux administrateurs des mutuelles et à l’Union nationale des mutuelles de santé », a-t-il indiqué.

‎Les revendications : reconnaissance, protection sociale et carrière. ‎Au cœur des revendications des UTG se trouvent plusieurs priorités :La régularisation de leurs statuts administratifs et financiers ;‎La mise en place de salaires fixes et sécurisés ;‎L’accès à une protection sociale complète (IPRES, caisse de sécurité sociale, couverture médicale) ;

‎L’élaboration d’un plan de carrière clair leur permettant d’évoluer dans leurs fonctions.

‎Pour eux, il s’agit non seulement d’une question de justice sociale, mais aussi d’une condition essentielle pour la réussite de la couverture maladie universelle au Sénégal.

‎La rencontre de Kaolack marque ainsi une étape importante dans la structuration et la visibilité des techniciens des mutuelles de santé. En s’unissant et en parlant d’une seule voix, ils espèrent que leurs doléances seront mieux prises en compte par les autorités.

‎Tous les intervenants présents s’accordent à dire que l’amélioration des conditions de travail des techniciens est une condition sine qua non pour atteindre les objectifs ambitieux de la CMU.

‎Comme l’a résumé un participant :‎« Si nous voulons que 75 % des Sénégalais bénéficient réellement d’une couverture sanitaire, il faut commencer par sécuriser ceux qui sont en première ligne. »

‎Aïda camara 

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Kaolack : 72 heures de grève renouvelable décrétées par les étudiants de la promotion 10 de l’UNCHK

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KAOLACK INFOS 22 AVRIL 2026 .

Les étudiants de la promotion 10 de l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK) ont entamé, ce mercredi 22 avril, une grève de 72 heures renouvelable. Le mouvement a entraîné la suspension de l’ensemble des activités pédagogiques.

À l’origine de cette décision, plusieurs revendications, dont le non-paiement des bourses d’études et la lenteur administrative, jugée pénalisante pour le bon déroulement de leur cursus.

S’exprimant au nom de ses camarades, le porte-parole Papa Aliou Ndiaye a qualifié ce mot d’ordre de « début du commencement », avertissant que des actions plus radicales pourraient être envisagées en cas de non-satisfaction de leurs doléances.

S S 

Mardi 22 Avril 2026 à 11 h 50 .

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Lutte contre la désinformation et initiation à l’IA : la CJRS/Zone Centre en première ligne à Touba

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La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS), à travers sa coordination de la zone centre, a lancé ce vendredi 17 avril 2026 à Touba une session de formation de trois jours axée sur la lutte contre la désinformation et l’initiation à l’intelligence artificielle.

Au total, 35 professionnels des médias, venus des quatre régions de la zone centre, prennent part à cette rencontre stratégique visant à renforcer leurs capacités dans un contexte marqué par la prolifération des fausses informations.

À travers cette initiative, la CJRS ambitionne de sensibiliser ces acteurs clés de l’information aux enjeux de la désinformation, tout en les outillant sur les opportunités qu’offre l’intelligence artificielle dans le traitement et la diffusion de l’information.

Cet atelier se veut ainsi un cadre d’échanges et de renforcement de compétences, mais aussi un levier pour faire des jeunes reporters des remparts efficaces contre ce fléau qui fragilise la crédibilité de la sphère médiatique.

S S

Vendredi 17 Avril 2026 à 16 h 00 

 

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Keur Madiabel : Le Ministre Aliou Sall installe un kit satellitaire pour les sourds et malentendants

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KAOLACK INFOS 16 AVRIL 2026 

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Aliou Sall, a clôturé, hier, sa tournée nationale dédiée à la politique de connectivité universelle. L’ultime étape s’est déroulée à Keur Madiabel, dans la région de Kaolack, marquée par la remise d’un kit satellitaire au centre d’apprentissage des sourds et malentendants .

En présence de l’adjoint au gouverneur, Mamadou Habib Kamara, et du maire Abdoulaye Diatta, le ministre a insisté sur la dimension profondément sociale de cette initiative. « Le numérique n’est pas un luxe pour les personnes vivant avec un handicap, mais un véritable levier d’émancipation », a-t-il déclaré.

Grâce à cette connexion satellitaire à haut débit, les apprenants du centre auront désormais accès à des contenus pédagogiques adaptés et pourront interagir avec d’autres communautés à travers le Sénégal et le continent africain. Une avancée majeure qui ouvre la voie à leur insertion dans les métiers du numérique, où les compétences intellectuelles priment sur l’expression orale.

Cette tournée s’inscrit dans le cadre du New Deal technologique, un programme ambitieux visant à connecter gratuitement un million de citoyens à Internet d’ici fin 2026. À travers cette initiative, les autorités entendent réduire la fracture numérique et garantir une inclusion effective sur l’ensemble du territoire.

« La connectivité universelle perd tout son sens si elle exclut une partie de la population. Notre ambition est de ne laisser personne en marge, notamment dans les zones rurales et les localités les plus enclavées », a martelé le ministre.

Avant l’étape de Kaolack, la délégation ministérielle s’était rendue dans les régions de Ziguinchor et de Kolda, où plusieurs établissements scolaires et centres de formation ont été connectés.

Au terme de cette tournée de cinq jours, neuf étapes ont été franchies, permettant de toucher des milliers de bénéficiaires. Un bilan que le ministre juge « positif », annonçant dans la foulée une deuxième phase du programme qui ciblera d’autres régions du pays.

« Nous poursuivrons avec la même énergie, car le succès du New Deal technologique repose sur une condition essentielle : permettre à chaque Sénégalais, où qu’il soit, d’accéder au numérique », a conclu Aliou Sall.

S S

Jeudi 16 Avril 2026 à 01 h 47 .

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‎Gestion de l’eau en agriculture familiale : Kaolack au cœur d’un forum ouest-africain sur l’innovation paysanne

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À Kaolack, les acteurs du développement agricole, les producteurs et les décideurs se sont réunis ce 15 avril 2026 à l’Hôtel Le Relais pour le Forum ouest-africain sur la gestion de l’eau en agriculture familiale. Une rencontre initiée par PROLINNOVA Sénégal, avec l’appui de l’organisation allemande Misereor, dans le cadre du projet Proli-GEAFaSa.

‎Ce forum se positionne comme un espace d’échanges entre agriculteurs, chercheurs et autorités autour des innovations locales. Pour Abdou Thiam, chargé de programme du projet Proli-GEAFaSa, les solutions viennent d’abord du terrain: « Les paysans innovateurs sont les détenteurs du savoir local. Chaque zone a ses réalités et ce sont eux qui développent des réponses adaptées aux problèmes de gestion de l’eau », a-t-il expliqué.

‎Il souligne également la dimension sous-régionale du projet :« Les activités que nous déroulons au Sénégal sont les mêmes que nous mettons en œuvre au Burkina Faso. Cela permet de partager les expériences et de renforcer les capacités à l’échelle du Sahel ».

‎Dans les départements de Kaolack et de Nioro, plusieurs producteurs ont mis en place des techniques efficaces pour maîtriser l’eau agricole, malgré des conditions parfois difficiles.

‎« À Ngane Alassane, la nappe phréatique est souvent salée, mais les paysans ont développé des techniques pour contourner cette contrainte. Ce sont des initiatives très importantes qu’il faut encourager », a indiqué Abdou Thiam.

‎Selon lui, ces innovations locales méritent d’être diffusées :

‎« Le projet est là pour identifier ces innovateurs, capitaliser leurs expériences et les vulgariser afin d’aider d’autres producteurs confrontés aux mêmes difficultés ».

‎La rencontre a été saluée par les autorités locales, qui ont insisté sur l’importance de la gestion durable de l’eau pour l’avenir de l’agriculture.

‎Le représentant du président du conseil départemental de Kaolack a ainsi déclaré que « ce forum arrive à point nommé, dans un contexte où les défis liés à l’eau deviennent de plus en plus pressants pour les producteurs ».

‎Dans le même sens, la représentante du maire a souligné « la nécessité d’accompagner et de valoriser les initiatives locales qui contribuent à renforcer la résilience des exploitations familiales »

‎Très mobilisés, les producteurs ont également saisi cette tribune pour partager leurs expériences et préoccupations, faisant de ce forum un véritable espace de dialogue et de co-construction de solutions durables pour l’agriculture familiale au Sahel.

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