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Saint-Louis : les étudiants de Ndoffane crient leur détresse face à la crise du logement universitaire

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À l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, la rentrée universitaire s’accompagne cette année d’une crise sans précédent.

 

Les étudiants originaires de Ndoffane, regroupés au sein de la Coordination des Étudiants de Ndoffane à Saint-Louis (CENS), tirent la sonnette d’alarme. Leur président dénonce une pénurie de logements qui compromet les conditions d’étude et d’intégration de nombreux jeunes.

 

« La CENS, sous son slogan<< Une élite engagée au service de sa localité>>, s’est toujours donnée pour mission de soutenir, représenter et accompagner les étudiants originaires de Ndoffane dans leur parcours universitaire, ici à Saint-Louis », déclare le président de la coordination, M. Daouda Sarr.

 

Selon lui, chaque année, la rentrée est marquée par des difficultés récurrentes. Mais cette fois-ci, la crise de l’hébergement a atteint un niveau critique.

 

« Il est devenu extrêmement difficile, voire impossible, de trouver un logement dès son arrivée sur le campus universitaire. Le constat est simple, mais alarmant », alerte a-t-il.

 

Face à cette urgence, la coordination avait pris l’habitude de louer un appartement aux alentours de l’université pour héberger temporairement les nouveaux étudiants.

Une solution provisoire rendue possible grâce aux subventions allouées aux associations estudiantines.

 

Cependant, ces aides ont été totalement écartées cette année par les autorités administratives de Ndoffane, lors de la réunion d’orientation budgétaire 2026 de la commune.

Elles ont invoqué l’article 313 du Code des collectivités territoriales, estimant que « l’enseignement supérieur ne relève pas des compétences de la municipalité », selon les propos rapportés par M. Sarr, visiblement préoccupé par les conditions de vie des étudiants.

 

La CENS invite ainsi les autorités universitaires, les élus locaux et les bonnes volontés à s’impliquer davantage pour trouver une solution durable à cette crise du logement.

L’objectif est de permettre à chaque étudiant de Ndoffane d’apprendre dans la dignité, sans que la quête d’un toit ne devienne un obstacle à la réussite académique

 

La question posée à ce sujet est celle de savoir si la solidarité locale doit-elle s’arrêter là où les textes juridiques cessent de l’imposer, sachant que derrière chaque ligne budgétaire se cachent des urgences humaines ?

 

Sidy Sankharé

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