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Arrestation d’Abdoulaye Alphonse Ndiaye : récit d’un officier pris dans la tourmente politique

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Né le 1ère juillet 1928 à Saté Waly (Kaolack), Abdoulaye Alphonse Ndiaye rejoint l’armée française en 1946 après sa formation à l’école militaire de Saint-Louis. Il servira dans plusieurs territoires : Darfour (Guinée), Niger, Fréjus, Indochine et Dahomey.

 

Avec les indépendances africaines, il est successivement intégré dans les armées malienne puis sénégalaise, sans consultation préalable. Comme beaucoup, il voit dans ces nouvelles armées nationales l’espoir d’une discipline héritée du modèle français et d’une Afrique en pleine affirmation.

 

Très vite, Ndiaye découvre une autre réalité : dans le contexte politique post-indépendance, un simple lien familial avec un opposant peut susciter la méfiance du pouvoir.

 

Après les évènements du 17 décembre 1962, il est écarté de la gendarmerie et muté dans l’infanterie à Tambacounda. S’ensuivent des affectations successives dans des zones reculées, souvent sous les ordres d’officiers moins gradés. Pendant six mois, il reste séparé de sa famille.

 

Alors qu’il attendait leur arrivée à Podor, il est soudainement envoyé à suivre un stage de sapeur-pompier à Paris. Une décision qu’il juge politique, à l’approche des élections de décembre 1963, destinée à éloigner les officiers jugés “peu fiables”.

 

Le 1ère mars 1965, Abdoulaye Ndiaye est nommé commandant du Corps National des Sapeurs-Pompiers (CNSP). Le service est alors en crise : matériel vétuste, dettes importantes, crédits réduits.

 

Il entreprend une réorganisation profonde du corps, notamment via un tableau des effectifs et des dotations. Mais son projet se heurte à un ministre hostile, qui rejette ses propositions et adopte à son encontre une attitude ouvertement méprisante.

Face à l’impossibilité de collaborer, Ndiaye demande sa mutation. Il est réaffecté à Saint-Louis le 31 décembre 1966.

 

Le 24 mars 1967, un télégramme lui ordonne de rejoindre Dakar en urgence, en tenue civile. À son arrivée, il est accueilli par deux officiers armés, sans aucune explication.

 

Conduit à la police centrale, il finit par comprendre la raison de son arrestation en lisant le quotidien du jour : un attentat contre le président Léopold Sédar Senghor vient d’être déjoué. Plusieurs noms sont cités, dont certains qu’il connaît. Il serait accusé d’un lien avec un présumé complot « Djihadiste ».

 

Commencent alors plusieurs jours d’interrogatoires. Ndiaye refuse de répondre sans la présence d’un officier. Les policiers tentent de le déstabiliser, multiplient les confrontations avec des personnes qu’il voit pour la première fois.

 

Le 5ᵉ jour, il rencontre enfin Drame, Doudou et Abou, présentés comme co inculpés. Les accusations remontent pourtant à 1965, deux ans avant son arrestation. Il nie fermement toute implication.

 

À son arrivée au parquet, il croise Moustapha Lô, présenté comme l’auteur présumé de l’attentat, menotté et marqué par les tortures. D’autres accusés sont méconnaissables.

 

Le 28 mars 1967, le juge d’instruction délivre un mandat de dépôt contre Abdoulaye Ndiaye. Dans la nuit, une escorte de gendarmerie le transfère d’abord au camp pénal de Hann, puis, avec d’autres militaires, vers une prison souterraine connue sous le nom de Fort B.

Un lieu redouté, symbole d’une époque où la répression politique et la peur servaient souvent d’armes pour éliminer les voix jugées discordantes.

Sidy Sankharé

Le 24 Novembre 2025 .

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Kaolack/ Nawel : le fameux “Yobou Ndogou” de Serigne Babacar Moukabro – Les fidèles renouvellent leur foi envers leur guide religieux

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Kaolack infos 03 Mars 2026. À Nawel, à quelques heures du départ pour Diourbel, dans le cadre des actions citoyennes menées chaque année par Serigne Babacar Moukabro, les fidèles affichent une immense joie et une ferveur remarquable.

Zikr, louanges et prières rythment l’atmosphère à l’approche du départ. Comme à l’accoutumée, l’événement du “Yobou Ndogou” constitue un moment fort de communion et de partage entre le guide religieux et ses disciples.

À l’occasion de cette édition, des fidèles venus de divers horizons ont répondu présents, témoignant une fois de plus de leur engagement indéfectible envers leur marabout. Pour cette édition, d’importantes quantités de vivres – composées notamment de bœufs et de denrées alimentaires – ont été collectées et sont prêtes à être acheminées à Diourbel pour être présentées à leur guide.

Un élan de solidarité et de foi qui illustre la vitalité du mouvement et l’attachement profond des fidèles à leur référent spirituel.

Sidy Sankhare

03 Mars 2026 à 13 h 38 .

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D’une émigrée à une marchande ambulante : le parcours du combattant de Sohna Khady Dramé, modèle de résilience

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Kaolack infos 25 Février 2026 .Partie à l’étranger avec l’espoir d’un avenir meilleur, Sohna Khady Dramé nourrissait, comme tant d’autres, le rêve d’une réussite au-delà des frontières. Mais entre désillusions, précarité et solitude, son expérience migratoire s’est rapidement transformée en une véritable épreuve de survie.

Confrontée à des conditions de vie difficiles et à l’absence de stabilité, elle prend la décision courageuse de rentrer au pays. Un retour loin d’être facile, marqué par les regards interrogateurs, les attentes sociales et le poids d’un rêve inachevé.

Refusant de céder au découragement, Sohna Khady Dramé choisit de se battre. Sans emploi stable ni soutien financier conséquent, elle se lance dans le petit commerce ambulant, notamment la vente de savon. Sous le soleil ardent, sillonnant rues et marchés, elle propose divers articles pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.

Chaque journée est un défi : affronter la fatigue, la concurrence, les aléas climatiques et parfois même le mépris. Pourtant, derrière son étal improvisé se cache une femme déterminée, animée par une volonté inébranlable de réussir dignement.

Au-delà de cette trajectoire économique, Sohna Khady Dramé s’est également engagée dans la sphère médiatique. Elle a animé une émission intitulée « Passe Passe » (La Détermination) sur la radio communautaire Ngaye FM, où elle recevait des guides religieux afin de véhiculer des messages spirituels et éducatifs.

Fervente disciple de la confrérie mouride, elle voue une affection particulière à Mame Diarra Bousso, mère du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba, également connu sous le nom de Khadimou Rassoul. Son engagement spirituel lui a valu le surnom de « Sohna Khady Touhfati », inspiré d’un poème de Cheikh Ahmadou Bamba. Partout où elle passe, elle s’efforce de transmettre le message et les valeurs de Mame Diarra Bousso, surtout à une époque où beaucoup évoquent une déperdition des repères au Sénégal.

Aujourd’hui, son parcours inspire. De l’émigration à la vente ambulante, Sohna Khady Dramé incarne la résilience, le courage et la capacité à se réinventer face à l’adversité. Son histoire rappelle que la dignité ne se mesure ni au statut social ni au lieu où l’on se trouve, mais à la force avec laquelle on choisit de se relever.

Par Sidy Sankharé

Mercredi 25 Février 2026 à 21 h 46

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Lutte contre la précarité : 700 kits alimentaires distribués aux familles vulnérables de Kaolack

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Kaolack infos 24 Février 2026 . Dans le cadre du programme Ramadan 2026 placé sous le thème « Certes, les croyants sont des frères », la Türkiye Diyanet Vakfı (Fondation Diyanet de Türkiye), en partenariat avec la Alfityanu Humanitaire International, a procédé à une importante opération de solidarité au profit des populations vulnérables de Kaolack ce mardi 24 Février 2026. Au total, 700 kits alimentaires ont été distribués à des familles dans le besoin de ce mois béni de Ramadan.

 

 » Cette initiative humanitaire s’inscrit dans une dynamique de soutien social visant à accompagner les ménages les plus modestes durant cette période de spiritualité, de partage et de solidarité. Composés de denrées de première nécessité — notamment du riz, de l’huile, du sucre, des pâtes alimentaires et d’autres produits essentiels — les kits permettront aux bénéficiaires de mieux faire face aux charges alimentaires liées au jeûne  » a expliqué M. Nurtekin, chef de la délégation Turque au niveau de la zone centre à savoir Kaolack et Kaffrine.

 

Lors de la cérémonie de distribution, le chef de la délégation Turque a rappelé que cette action traduit les valeurs universelles de fraternité, d’entraide et de compassion prônées par l’islam. Le Ramadan est un moment privilégié pour renforcer les liens de solidarité entre les communautés et soutenir les familles en situation de précarité  » a ajouté M. Nurtekin.

 

 » Dans un contexte marqué par des défis sociaux persistants et des besoins humanitaires croissants, certaines initiatives citoyennes se distinguent par leur constance et leur impact concret sur le terrain. C’est le cas de l’action menée par Cheikh Mahy Aliou Cissé, à travers la Fondation Alfityanou Humanitaire International, devenue au fil des années un acteur reconnu de la solidarité communautaire », a rappelé Ismaïla Sy au nom de la fondation Alfityanou humanitaire international.

 

À travers cet engagement continu, Cheikh Mahy Aliou Cissé et la fondation Alfityanou Humanitaire International illustrent une forme de solidarité ancrée dans l’action concrète, où la générosité devient un levier de cohésion sociale et d’espoir pour les plus vulnérables a noté M Sy .

 

Les bénéficiaires, venus de différents quartiers de la capitale du Saloum, ont exprimé leur gratitude envers les donateurs. Plusieurs chefs de famille ont salué une initiative qui, selon eux, arrive à un moment crucial marqué par la hausse du coût de la vie et les difficultés économiques persistantes.

 

Concernant la tensions au Moyen-Orient, le chef de la délégation Turque , M Nurtekin a lancé un appel solennel aux fidèles musulmans du Sénégal afin d’intensifier les prières en faveur de la paix en Palestine, particulièrement durant cette période spirituelle du mois de Ramadan.

 

À travers ce programme Ramadan 2026, la Türkiye Diyanet Vakfı et la fondation Alfityanu Humanitaire International réaffirment ainsi leur engagement à poursuivre des actions sociales durables au Sénégal, en mettant l’accent sur la solidarité, la dignité humaine et le vivre-ensemble.

 

Sidy Sankharé 

Mardi 24 Février à 20 h 27 . 

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Kaolack: Un camion transportant du charbon prend feu en pleine circulation

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Un camion gros porteur transportant des sacs de charbon, a pris feu ce mardi en pleine circulation, au marché Ocass de Kaolack. Cet incident a semé la panique chez les riverains et les usagers de la route qui ont aussi tôt alerté les secouristes.

Selon des témoins présents sur les lieux, le sinistre se serait déclaré à l’avant du véhicule. Une épaisse fumée noire était visible à plusieurs mètres, provoquant un ralentissement important du trafic. Le conducteur, alerté par des passants et par l’odeur de brûlé, a immédiatement immobilisé le camion sur le bas-côté avant de tenter de maîtriser les flammes avec les moyens du bord.

Alertés, les sapeurs-pompiers sont intervenus promptement pour circonscrire l’incendie et éviter sa propagation aux habitations et aux véhicules stationnés à proximité. Aucune perte en vie humaine n’a été signalée, mais le camion a subi d’importants dégâts matériels.

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