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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 06 AVRIL 2022

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Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a présidé le Conseil des Ministres, au Palais de la République, ce mercredi 06 avril 2022.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a adressé ses meilleurs vœux à la Communauté musulmane, à l’occasion du mois béni de Ramadan.

En cette période particulière de ferveur religieuse et de dévotion, le Président de la République prie pour un Sénégal de paix et de prospérité dans la solidarité et l’inclusion.

Dans le contexte du Ramadan et du Carême, le Chef de l’Etat demande, au Ministre du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises, de prendre toutes les dispositions pour un approvisionnement normal des marchés en denrées et produits de première nécessité, selon les prix officiellement fixés.

Le Président de la République exhorte, le Ministre du Commerce, à renforcer la promotion du « Consommer local » et à asseoir, avec les acteurs, la transformation et la valorisation des céréales locales.

Revenant sur la célébration du 62ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le 04 avril dernier, dans la solennité et la sobriété, à Dakar et dans les autres régions, le Chef de l’Etat félicite les forces de Défense et de Sécurité pour leur travail remarquable, dans les missions de sanctuarisation du territoire national, mais également de sécurisation des personnes et des biens.

Le Président de la République salue, en outre, le professionnalisme et l’exemplarité de nos forces de defense et de sécurité, qui œuvrent en permanence pour la préservation de la paix et la protection du patrimoine national.

Abordant la question liée à la semaine départementale de la jeunesse et de la stratégie de promotion des jeunes, le Président de la République félicite le Ministre de la Jeunesse, ses services, le Conseil national de la Jeunesse, les jeunes et toutes les parties prenantes pour le succès de cette rencontre qu’il a présidée, le samedi 02 avril 2022 et dont le thème accentue la mobilisation pour la bonne préparation des jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

Le Chef de l’Etat a voulu, par sa présence, marquer davantage son soutien aux jeunes, magnifier « la force de la détermination » des jeunes, dans la valorisation du capital humain national et la réalisation de notre ambition pour un Sénégal émergent à l’horizon 2035.

Le Président de la République demande, dès lors, au Gouvernement, d’assurer l’organisation régulière des semaines de la jeunesse, qui demeurent des moments populaires d’échanges, de communication et d’évaluation des politiques en faveur des jeunes.

Le Chef de l’Etat souligne, dans ce sens, l’importance de consolider le triptyque « Formation, Entreprenariat et Emploi », comme socle de la stratégie de promotion des jeunes.

Le Président de la République rappelle, à cet égard, l’impératif d’assurer un suivi de proximité, de la territorialisation (dans les départements et communes) du programme d’urgence  » XËYU NDAW ÑI », dont les premiers résultats sont très satisfaisants : 62334 emplois sur 65000 prévus, soit un taux de près de 96%, compte non tenu du recrutement de 20.000 emplois supplémentaires planifié en 2022.

Le Chef de l’Etat signale l’impératif d’assurer un fonctionnement optimal des Pôles Emploi et Entreprenariat des jeunes, avec la montée en puissance des équipes de l’ANPEJ, du 3FPT et de la DER/FJ, ainsi que le déploiement d’une communication adaptée aux cibles.

Le Président de la République indique, par ailleurs, la nécessité de renforcer la formation civique des jeunes à travers les curricula de formation et l’intensification des actions du service civique national, rénové.

Le Chef de l’Etat invite, dans la même dynamique, le Ministre de la Jeunesse, à assurer un suivi spécial de la mise en œuvre du programme de réalisation des Maisons de la Jeunesse et de la Citoyenneté, espaces modernes, d’éducation citoyenne et de promotion de la vie associative.

Le Président de la République demande, également, au Ministre de la Jeunesse, de veiller à la consolidation de l’organisation et du fonctionnement du Conseil national de la Jeunesse, structure qui doit être renforcée à tous les échelons (national, régional, départemental, arrondissement, communal).

Le Chef de l’Etat invite, enfin, le Gouvernement, à examiner les voies et moyens de : (i) faciliter l’accès des jeunes au foncier, notamment, agricole ; (ii) mettre en place un guichet spécial « accès des jeunes au logement » dans le cadre du projet « 100.000 logements » à déployer dans les départements ; (iii) développer un programme national de valorisation des cultures urbaines ; (iv) amplifier avec l’écosystème numérique, le soutien de l’Etat aux Startups initiés par les jeunes.

Poursuivant sa communication, le Président de la République a abordé la question liée au développement durable de la capitale nationale en réaffirmant son ambition de poursuivre et d’amplifier, en liaison avec les collectivités territoriales (ville de Dakar et les communes du département), les investissements pour la modernisation et le développement durable de la Capitale.

Dans cette dynamique, le Chef de l’Etat, tirant les conclusions de la 3ème série de « JOKKO AK MACKY », rencontre d’échanges et de dialogue avec des jeunes et des populations de l’Arrondissement du Plateau (y compris les maires de Médina et de Dakar Plateau), signale que ces deux communes constituent des vitrines de la capitale, dont l’amélioration du cadre de vie et l’épanouissement des populations s’érigent en priorités.

Sous ce rapport, le Président de la République demande au Gouvernement, de développer un dialogue territorial constructif avec la Ville de Dakar et les maires des communes concernées, afin d’améliorer :

 

 

1- le cadre de vie des populations ;
2- le développement des activités économiques, sportives et socio-culturelles ;
3- la réhabilitation, l’extension et l’équipement des écoles, hôpitaux et centres de Santé, installés dans les communes de Médina et de Dakar Plateau.
Au regard des priorités ainsi déclinées, le Chef de l’Etat demande, au Ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, de finaliser, dans les meilleurs délais, avec les Ministres et maires concernés, un Plan d’urgence de modernisation de l’Arrondissement du Plateau.

Sur la question liée à la valorisation des filières émergentes de l’artisanat national, qui nécessite le renforcement des capacités des artisans et le financement adéquat de leurs activités, le Président de la République, demande, aux Ministres en charge de l’Artisanat et de la Formation professionnelle, d’engager avec les professionnels des cuirs et peaux, la mise en œuvre d’un programme de soutien à la filière, en relation avec la DER/FJ, le 3FPT et les centres de formation dédiés (centre de Ngaye Mékhé).

Le Chef de l’Etat indique la nécessité d’ouvrir des lignes de crédits spécifiques, pour promouvoir l’entreprenariat dans la filière cuirs et peaux.

Le Président de la République invite, enfin, le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur informel, à améliorer l’équipement des Chambres des métiers ainsi que l’efficacité des dispositifs de financement des artisans.

Sur le climat social et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat a insisté sur le soutien de l’Etat aux personnes vivant avec un handicap : sur ce point, le Président de la République rappelle, au Gouvernement, la nécessité d’asseoir la cohérence et l’efficacité des politiques publiques, visant l’amélioration durable du bien-être des personnes vivant avec un handicap. Il demande, à ce titre, aux Ministres en charge de la Fonction publique et du Travail, en particulier, de veiller à la facilitation de l’accès à l’emploi des personnes vivant avec un handicap dans la fonction publique et au niveau du secteur privé.

Le Chef de l’Etat souligne, par ailleurs, l’urgence de faire prendre les dispositions appropriées pour adapter l’accessibilité des bâtiments et des moyens de transport en commun, aux personnes vivant avec un handicap.

Le Président de la République demande, enfin, au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, de faire la situation exhaustive de la gestion des cartes d’égalité des chances en termes de prise en charge équitable des services effectivement délivrés aux bénéficiaires recensés.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique et sur le suivi de la coopération et des partenariats.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

– Le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait le point sur le suivi des directives et instructions présidentielles ;
– Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur l’exécution du budget 2022 et sur les dépenses liées à la mise en œuvre du programme « XËYU NDAW ÑI » ;
– Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ;
– Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur l’état d’avancement des travaux du cinquième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5) ;
– Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur la nouvelle nomenclature générale des actes professionnels par une tarification harmonisée ;
– Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la campagne de commercialisation de l’arachide et sur les fermes ANIDA ;
– Le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime a fait une communication sur les projets au profit de la pêche artisanale ;
– Le Ministre du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises (PME) a fait une communication sur la commercialisation des produits horticoles ;
– Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a fait une communication sur la réforme phare « Accès des acteurs de l’économie informelle à la protection sociale ».

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

– Le projet de loi modifiant la loi 2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral ;
– Le projet de décret portant dénomination du Pont de Foundiougne « Pont Nelson Mandela ».

​​​​ Fait à Dakar, le 06 avril 2022
Le Ministre des Collectivités Territoriales,
​ du Développement et de l’Aménagement des
​​ Territoires, Porte-Parole du Gouvernement
Oumar GUEYE

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Différend Mairie de Kaolack – SEN’EAU : Baye Cisse prend position et appelle à faire bloc autour de l Municipalité .

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KAOLACK INFOS LE 06 NOV 2026 

L’homme d’affaires et responsable politique à Kaolack, Baye Ciss, s’invite dans le débat opposant la municipalité de Kaolack à la Société nationale des eaux (SEN’EAU). Joint au téléphone par Ibrahima Guèye, directeur général d’Alfayda, il a exprimé son désaccord avec l’attitude de la société et affiché son soutien à la mairie.

Selon Baye Ciss, il est inconcevable que SEN’EAU procède à des coupures d’eau dans les établissements scolaires, alors que, affirme-t-il, la société devrait à la municipalité une somme de 6 milliards de francs CFA.

Face à cette situation, le responsable politique lance un appel à toutes les forces vives de Kaolack afin qu’elles se mobilisent autour de la municipalité pour trouver une issue à ce différend.

Pour Baye Ciss, l’heure n’est pas aux considérations partisanes. Il invite les populations à mettre de côté leurs appartenances politiques et à faire bloc derrière la mairie, estimant qu’une mobilisation collective est nécessaire pour défendre les intérêts de la ville et parvenir à une solution.

Par Sidy Sankharé

Vendredi 6 Novembre 2026 à 00 h 00.

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REJET DE LA LFR 2026 : LE SÉNÉGAL NE DOIT PAS DEVENIR L’OTAGE DES QUERELLES POLITIQUES

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Le vote intervenu ce mardi 3 novembre à l’Assemblée nationale marque une étape préoccupante dans la vie politique de notre pays.

 

Par 109 voix contre 20 et trois abstentions, les députés ont rejeté le projet de loi de finances rectificative pour 2026, en adoptant une question préalable qui a mis fin à son examen avant même la discussion générale.

 

Que la majorité parlementaire conteste les choix budgétaires du Gouvernement n’a rien d’anormal dans une démocratie. L’Assemblée nationale n’est pas une chambre d’enregistrement et personne ne devrait lui demander de le devenir.

 

Mais ce droit de contrôle s’accompagne d’une responsabilité, particulièrement lorsque les décisions prises peuvent avoir des conséquences sur les finances publiques et sur la vie quotidienne des Sénégalais.

 

Car ce qui vient de se produire ne concerne pas uniquement les rapports entre un ministre des Finances et des députés. Il s’agit d’un désaccord profond entre un Gouvernement et une majorité parlementaire issus d’une même histoire politique, au moment où notre pays traverse une situation financière particulièrement difficile.

 

Le projet de loi rectificative devait notamment tenir compte d’une révision à la baisse des recettes de l’État, d’une augmentation considérable des dépenses de subventions énergétiques et d’une modification des crédits consacrés aux investissements publics.

 

Ces arbitrages pouvaient être contestés. Ils méritaient même un débat approfondi.

 

Mais pourquoi choisir de mettre fin à l’examen du texte plutôt que de confronter publiquement les différentes propositions, d’exiger les corrections nécessaires et de permettre aux Sénégalais de comprendre les conséquences de chaque option ?

 

C’est cette décision qui appelle aujourd’hui une explication politique.

 

Les députés de la majorité ont invoqué la sincérité budgétaire. Cette préoccupation est légitime. Mais elle ne dispense pas de présenter clairement les solutions de remplacement, surtout lorsque l’exercice budgétaire touche à sa fin.

 

Il ne suffit pas de rejeter des prévisions pour faire disparaître les difficultés financières auxquelles elles cherchent à répondre.

 

Les besoins de financement de l’État demeurent. Les obligations de paiement demeurent. Les entreprises qui attendent le règlement de leurs créances, les travailleurs dont les emplois dépendent de la commande publique et les collectivités territoriales qui attendent leurs ressources ne peuvent pas être oubliés dans cette confrontation.

 

Le rejet de la LFR ne signifie pas que l’État cessera demain de fonctionner. La loi de finances initiale demeure applicable et notre droit prévoit certains mécanismes permettant d’assurer la continuité de l’action publique.

 

Mais l’absence de rectification budgétaire réduit les possibilités d’ajustement que recherchait le Gouvernement. Si cette situation devait se prolonger sans solution, elle pourrait accentuer les tensions de trésorerie, compliquer certains paiements et entretenir l’incertitude auprès des partenaires financiers.

 

Voilà pourquoi la responsabilité des députés de la majorité mérite d’être interrogée.

 

Ils avaient le droit de rejeter le texte. Ils doivent maintenant expliquer comment ils entendent contribuer à résoudre les difficultés auxquelles le pays reste confronté.

 

Il serait regrettable que des divergences politiques, aussi profondes soient-elles, prennent le pas sur les intérêts économiques et sociaux de la Nation.

 

Le Président de la République est désormais devant ses responsabilités

 

La Constitution sénégalaise organise les rapports entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale. Elle prévoit des procédures particulières pour les lois de finances et des mécanismes permettant de surmonter certains désaccords institutionnels.

 

L’article 86 ouvre notamment la possibilité d’engager la responsabilité du Gouvernement sur un projet de loi de finances, sous les conditions qu’il prévoit et avec le risque d’une motion de censure.

 

Le recours éventuel à cette procédure, après le rejet intervenu aujourd’hui, soulève toutefois des questions juridiques qui doivent être examinées avec rigueur.

 

Quant à la dissolution de l’Assemblée nationale, elle est encadrée par l’article 87 et ne peut intervenir pendant les deux premières années de la législature.

 

Il n’existe donc pas de solution constitutionnelle qu’il suffirait d’actionner sans en mesurer les conditions et les conséquences.

 

Mais une chose est certaine : le Président de la République ne peut pas se désintéresser de cette situation.

 

Il est le chef de l’État. À ce titre, il lui appartient de veiller au fonctionnement régulier des institutions et à la continuité de l’État.

 

Le rejet de la LFR appelle désormais une clarification sur la manière dont le Gouvernement entend poursuivre l’exécution du budget 2026, honorer ses engagements et préserver la confiance des partenaires économiques et financiers.

 

Il appelle également une clarification politique sur les rapports entre l’Exécutif et la majorité parlementaire.

 

Car le Sénégal ne peut durablement fonctionner dans une situation où les institutions chargées de conduire et d’autoriser la politique budgétaire ne parviennent plus à s’accorder sur les moyens de faire face aux difficultés du pays.

 

La majorité parlementaire doit assumer ses choix. Le Gouvernement doit répondre aux interrogations soulevées sur ses prévisions et ses arbitrages. Et le Président de la République doit exercer pleinement les responsabilités que lui confère la Constitution.

 

Les Sénégalais ne devraient pas avoir à supporter le coût d’un désaccord politique qui s’installe au sommet de l’État.

 

Notre pays a déjà suffisamment de difficultés économiques et sociales pour qu’on y ajoute une incertitude institutionnelle prolongée.

 

Le temps des explications est nécessaire. Celui des décisions l’est tout autant.

 

Abdoulaye WILANE

Porte-parole du Parti socialiste du Sénégal

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Kaolack : l’ORSRE sensibilise les acteurs agricoles à la contractualisation pour sécuriser les transactions et le financement

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KAOLACK INFOS LE 02 NOVEMBRE 2026

‎‎Rapprocher les acteurs de la chaîne de valeur agricole, encourager le dialogue sur les conditions de production et de commercialisation et faciliter l’accès au financement. C’est l’objectif de l’atelier de sensibilisation organisé à Kaolack par l’Organe de régulation du système de récépissé d’entrepôt (ORSRE), dans le cadre du Programme de compétitivité de l’agriculture et de l’élevage (PCAE).

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‎Cette rencontre a réuni les différents acteurs du secteur agricole, notamment les producteurs, les entreposeurs professionnels, les acheteurs et les institutions financières. Elle vise à leur permettre de mieux se connaître, d’échanger sur leurs préoccupations et d’explorer les possibilités de collaboration autour de la contractualisation agricole. Une démarche qui repose notamment sur le principe de « vendre avant de produire », à travers des engagements préalables entre producteurs et acheteurs.

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‎Pour Mamadou Lamine Souané, la contractualisation constitue un levier important pour améliorer les performances des filières agricoles. « La quintessence de cet atelier est de permettre aux acteurs de la chaîne de valeur agricole de se voir, de discuter et d’améliorer les conditions de production, de commercialisation, mais aussi de financement », a-t-il expliqué.

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‎Il a également rappelé que le PCAE a pour objectif principal d’assurer la compétitivité des chaînes de valeur agricoles. Dans cette perspective, le programme entend favoriser une meilleure organisation des acteurs et renforcer les mécanismes de financement et de commercialisation.

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‎En complément de la contractualisation, le système de récépissé d’entrepôt constitue un autre mécanisme de financement. Ce document juridique représente les marchandises déposées dans un entrepôt agréé. Il peut servir de garantie auprès des banques et des systèmes financiers décentralisés (SFD), permettant ainsi au producteur d’accéder à un financement sans être obligé de vendre immédiatement sa récolte.

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‎« Il s’agit de permettre à un producteur de disposer de sa marchandise en stock, en garantie, mais en même temps de bénéficier, à travers le récépissé d’entrepôt, d’un financement, jusqu’à ce que les prix atteignent un certain niveau pour pouvoir vendre et ne pas se retrouver dans ce que l’on appelle les cycles infernaux du bradage », a précisé Mamadou Lamine Souané.

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‎Présent à la rencontre, l’adjoint au gouverneur de Kaolack a, pour sa part, insisté sur l’importance de ce dispositif pour une région dont l’économie repose en grande partie sur l’agriculture, notamment la filière arachidière. Il a relevé les difficultés auxquelles les producteurs sont confrontés en matière de financement, de stockage et de mise en relation avec les acheteurs.

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‎« La contractualisation est un dispositif particulièrement important parce qu’il vise d’abord à sécuriser les transactions entre les différents acteurs », a-t-il souligné. Selon lui, cette démarche doit également permettre aux producteurs de mieux apprécier les conditions du marché et de commercialiser leurs récoltes dans des conditions plus avantageuses.

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‎Après des ateliers organisés dans les régions de Diourbel, Kolda, Sédhiou et Tambacounda, l’ORSRE poursuit sa tournée de sensibilisation à Kaolack, Kaffrine et Fatick. Des précontrats sont déjà en cours d’élaboration afin de faciliter la mise en relation entre les différents acteurs, notamment les banques chargées du financement et les entreposeurs responsables du stockage, sous le contrôle de l’organe de régulation.

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‎À travers cette initiative, l’ORSRE entend promouvoir la contractualisation agricole comme un outil de sécurisation des transactions, d’amélioration du financement et de renforcement de la compétitivité des filières agricoles

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Firgui-Kaymor-Nganda : la colère des populations face à l’état dégradé de la route.

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Le bitumage de la route Firgui-Kaymor-Nganda reste une vieille revendication des populations locales. Fatiguées des difficultés de circulation et des drames provoqués par la dégradation de cet axe depuis 1963, elles ont organisé une marche pacifique pour interpeller les autorités. Les manifestants réclament la reprise du projet de bitumage annoncé par le régime sortant, dont les travaux tardent toujours à démarrer.

‎La colère monte chez les populations de Firgui, Kaimor et Nganda, dans le département de Nioro du Rip. À travers cette mobilisation, les habitants veulent attirer l’attention des autorités sur les conséquences de l’état de cette route, qui constitue un véritable obstacle à la mobilité des personnes et des biens.

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‎Selon eux, la piste en latérite se dégrade davantage au fil des années, particulièrement pendant l’hivernage. Les accidents y sont fréquents et les évacuations sanitaires deviennent de véritables épreuves.

‎Ils évoquent notamment des femmes qui perdent la vie en cours d’évacuation vers les structures sanitaires, ainsi que plusieurs accidents mortels enregistrés sur cet axe.

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