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Elections législatives: Pourquoi augmenter le nombre des députés (Antoine Diome)

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A trois mois des élections législatives du 31 juillet 2022, une augmentation du nombre de sièges à l’Assemblée nationale, de 165 à 172, est en gestation. Dans le projet de loi soumis à l’appréciation des députés, ce vendredi 15 avril 2022, le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome, est revenu de long en large sur les raisons évoquées dans l’exposé des motifs. 
Celles-ci sont essentiellement liées à la création du 46e département de Keur Massar, mais également à la croissance démographique dans trois départements qui ont officiellement atteint le seuil des 170 000 habitants et devraient naturellement voir leur quota de sièges à l’Assemblée nationale passer à deux, conformément aux dispositions des article L150 et L151. 
L’article L150 du Code électoral indique que 90 députés sont élus pour l’intérieur du pays au scrutin majoritaire à un tour dans le ressort du département. L’article L151 dispose que dans chaque département, sont élus sept députés au plus et un député au moins. S’y ajoute que les départements dont la population est égale ou supérieure à 170 000 habitants obtiennent au moins deux sièges. 
Lors des dernières législatives (2017), seuls 33 départements avaient atteint ce seuil et avaient deux sièges. En 2022, ces départements sont passés de 33 à 36, et ceci en plus de la départementalisation de Keur Massar. 
 
4 hypothèses étaient envisageables 
Ainsi, pour éviter la baisse consécutive à l’évolution des données, alors que les critères sont restés fixes, quatre hypothèses étaient envisageables, indique Antoine Diome : diminuer le nombre de sièges réservés à l’extérieur ; augmenter le seuil pour avoir deux députés ; diminuer le nombre de sièges (60) du scrutin proportionnel ; augmenter le nombre de sièges.
Sachant que le choix des deux premières hypothèses entraînerait forcément une baisse du nombre de députés, le gouvernement a opté pour la 4e hypothèse, avec l’augmentation du nombre de députés. Ainsi, sept sièges supplémentaires seront ajoutés aux 90 affectés au scrutin majoritaire départemental.
Ceci permettra également, selon le ministre, de corriger «les injustices longtemps subies par les départements de Thiès et de Mbour (avec plus de 800 000 habitants). Les départements de Dakar, Mbacké et Pikine se retrouvent avec le même nombre de sièges, tel que le quotient national le leur permet».
 
Consensus : «4 rencontres ont été tenues avec les différents pôles politiques»
Les dispositions du protocole de la Cedeao interdisant tout changement des règles du jeu à six mois des élections, ont été évoquées par le député Abdou Bara Doly qui a demandé, lors des questions préalables, le rejet du projet de loi sur cette base. Des allégations battues en brèche par le ministre de l’Intérieur qui signale que des concertations ont été menées avec les différents pôles politiques existants (majorité, opposition et non-alignés).
«Ces concertations ont duré un mois et on a eu quatre rencontres. Tous les pôles étaient présents et je peux même citer des noms. Lors des deux premières rencontres, on n’avait pas eu de consensus. C’est à la troisième qu’on a eu accord et à la quatrième rencontre, a on décidé, à l’unanimité, d’augmenter le nombre de députés. Certains on même demandé qu’on n’augmente pas le budget de l’Assemblée», renseigne Antoine Diome.
Avec Seneweb
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Kaolack : 72 heures de grève renouvelable décrétées par les étudiants de la promotion 10 de l’UNCHK

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KAOLACK INFOS 22 AVRIL 2026 .

Les étudiants de la promotion 10 de l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK) ont entamé, ce mercredi 22 avril, une grève de 72 heures renouvelable. Le mouvement a entraîné la suspension de l’ensemble des activités pédagogiques.

À l’origine de cette décision, plusieurs revendications, dont le non-paiement des bourses d’études et la lenteur administrative, jugée pénalisante pour le bon déroulement de leur cursus.

S’exprimant au nom de ses camarades, le porte-parole Papa Aliou Ndiaye a qualifié ce mot d’ordre de « début du commencement », avertissant que des actions plus radicales pourraient être envisagées en cas de non-satisfaction de leurs doléances.

S S 

Mardi 22 Avril 2026 à 11 h 50 .

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Lutte contre la désinformation et initiation à l’IA : la CJRS/Zone Centre en première ligne à Touba

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La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS), à travers sa coordination de la zone centre, a lancé ce vendredi 17 avril 2026 à Touba une session de formation de trois jours axée sur la lutte contre la désinformation et l’initiation à l’intelligence artificielle.

Au total, 35 professionnels des médias, venus des quatre régions de la zone centre, prennent part à cette rencontre stratégique visant à renforcer leurs capacités dans un contexte marqué par la prolifération des fausses informations.

À travers cette initiative, la CJRS ambitionne de sensibiliser ces acteurs clés de l’information aux enjeux de la désinformation, tout en les outillant sur les opportunités qu’offre l’intelligence artificielle dans le traitement et la diffusion de l’information.

Cet atelier se veut ainsi un cadre d’échanges et de renforcement de compétences, mais aussi un levier pour faire des jeunes reporters des remparts efficaces contre ce fléau qui fragilise la crédibilité de la sphère médiatique.

S S

Vendredi 17 Avril 2026 à 16 h 00 

 

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Keur Madiabel : Le Ministre Aliou Sall installe un kit satellitaire pour les sourds et malentendants

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KAOLACK INFOS 16 AVRIL 2026 

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Aliou Sall, a clôturé, hier, sa tournée nationale dédiée à la politique de connectivité universelle. L’ultime étape s’est déroulée à Keur Madiabel, dans la région de Kaolack, marquée par la remise d’un kit satellitaire au centre d’apprentissage des sourds et malentendants .

En présence de l’adjoint au gouverneur, Mamadou Habib Kamara, et du maire Abdoulaye Diatta, le ministre a insisté sur la dimension profondément sociale de cette initiative. « Le numérique n’est pas un luxe pour les personnes vivant avec un handicap, mais un véritable levier d’émancipation », a-t-il déclaré.

Grâce à cette connexion satellitaire à haut débit, les apprenants du centre auront désormais accès à des contenus pédagogiques adaptés et pourront interagir avec d’autres communautés à travers le Sénégal et le continent africain. Une avancée majeure qui ouvre la voie à leur insertion dans les métiers du numérique, où les compétences intellectuelles priment sur l’expression orale.

Cette tournée s’inscrit dans le cadre du New Deal technologique, un programme ambitieux visant à connecter gratuitement un million de citoyens à Internet d’ici fin 2026. À travers cette initiative, les autorités entendent réduire la fracture numérique et garantir une inclusion effective sur l’ensemble du territoire.

« La connectivité universelle perd tout son sens si elle exclut une partie de la population. Notre ambition est de ne laisser personne en marge, notamment dans les zones rurales et les localités les plus enclavées », a martelé le ministre.

Avant l’étape de Kaolack, la délégation ministérielle s’était rendue dans les régions de Ziguinchor et de Kolda, où plusieurs établissements scolaires et centres de formation ont été connectés.

Au terme de cette tournée de cinq jours, neuf étapes ont été franchies, permettant de toucher des milliers de bénéficiaires. Un bilan que le ministre juge « positif », annonçant dans la foulée une deuxième phase du programme qui ciblera d’autres régions du pays.

« Nous poursuivrons avec la même énergie, car le succès du New Deal technologique repose sur une condition essentielle : permettre à chaque Sénégalais, où qu’il soit, d’accéder au numérique », a conclu Aliou Sall.

S S

Jeudi 16 Avril 2026 à 01 h 47 .

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‎Gestion de l’eau en agriculture familiale : Kaolack au cœur d’un forum ouest-africain sur l’innovation paysanne

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À Kaolack, les acteurs du développement agricole, les producteurs et les décideurs se sont réunis ce 15 avril 2026 à l’Hôtel Le Relais pour le Forum ouest-africain sur la gestion de l’eau en agriculture familiale. Une rencontre initiée par PROLINNOVA Sénégal, avec l’appui de l’organisation allemande Misereor, dans le cadre du projet Proli-GEAFaSa.

‎Ce forum se positionne comme un espace d’échanges entre agriculteurs, chercheurs et autorités autour des innovations locales. Pour Abdou Thiam, chargé de programme du projet Proli-GEAFaSa, les solutions viennent d’abord du terrain: « Les paysans innovateurs sont les détenteurs du savoir local. Chaque zone a ses réalités et ce sont eux qui développent des réponses adaptées aux problèmes de gestion de l’eau », a-t-il expliqué.

‎Il souligne également la dimension sous-régionale du projet :« Les activités que nous déroulons au Sénégal sont les mêmes que nous mettons en œuvre au Burkina Faso. Cela permet de partager les expériences et de renforcer les capacités à l’échelle du Sahel ».

‎Dans les départements de Kaolack et de Nioro, plusieurs producteurs ont mis en place des techniques efficaces pour maîtriser l’eau agricole, malgré des conditions parfois difficiles.

‎« À Ngane Alassane, la nappe phréatique est souvent salée, mais les paysans ont développé des techniques pour contourner cette contrainte. Ce sont des initiatives très importantes qu’il faut encourager », a indiqué Abdou Thiam.

‎Selon lui, ces innovations locales méritent d’être diffusées :

‎« Le projet est là pour identifier ces innovateurs, capitaliser leurs expériences et les vulgariser afin d’aider d’autres producteurs confrontés aux mêmes difficultés ».

‎La rencontre a été saluée par les autorités locales, qui ont insisté sur l’importance de la gestion durable de l’eau pour l’avenir de l’agriculture.

‎Le représentant du président du conseil départemental de Kaolack a ainsi déclaré que « ce forum arrive à point nommé, dans un contexte où les défis liés à l’eau deviennent de plus en plus pressants pour les producteurs ».

‎Dans le même sens, la représentante du maire a souligné « la nécessité d’accompagner et de valoriser les initiatives locales qui contribuent à renforcer la résilience des exploitations familiales »

‎Très mobilisés, les producteurs ont également saisi cette tribune pour partager leurs expériences et préoccupations, faisant de ce forum un véritable espace de dialogue et de co-construction de solutions durables pour l’agriculture familiale au Sahel.

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