ACTUALITES
Projet de loi de finances 2024: Le projet de budget du Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion arrêté à 92 251 181 798 Cfa
Au titre de l’année 2024, le projet de budget du Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion est arrêté à 92 251 181 798 FCFA en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP).
Face aux parlementaires, madame le ministre de la Formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’insertion, Mariama Sarr a défendu le projet de budget de son département ministériel. Ainsi, par programme, ces crédits sont répartis ainsi qu’il suit :
« Programme 1 : Développement de l’Apprentissage
Pour l’exercice 2024, les crédits alloués audit programme sont estimés à 4 025 851 436 FCFA en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (AE).
Par nature économique de dépenses, ces crédits sont répartis comme suit :
-Dépenses de personnel : 188 880 000 FCFA en AE et CP ;
-Acquisition de Biens et services : 29 990 130 FCFA en AE et en CP ;
-Transferts courants : 425 000 000 FCFA en AE et en CP ;
-Investissements exécutés par l’Etat : 3 231 981 306 FCFA en AE et en CP ;
-Transferts en capital : 150 000 000FCFA en AE et en CP.
Programme 2 : Développement des Offres de Formation professionnelle et Technique
Pour l’exercice 2024, les crédits de ce programme sont évalués à 73 859 059 361 FCFA en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP).
Par nature économique de dépenses, ces crédits sont répartis comme suit :
-Dépenses de personnel : 26 910 122 000 F CFA en AE et en CP ;
-Acquisition de Biens et services : 6 659 594 660 FCFA en AE et en CP ;
-Transferts courants : 1 323 851 900 FCFA en AE et en CP ;
-Investissements exécutés par l’Etat : 8 965 490 801 FCFA en AE et en CP ;
– Transferts en capital : 30 000 000 000 FCFA en AE et en CP.
Programme 3 : Pilotage, Gestion et Coordination administrative
Pour l’exercice 2024, les crédits attribués à ce programme s’élèvent à 14 366 271 001 FCFA en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (AE).
Par nature économique de dépenses, ces crédits sont répartis comme suit :
-Dépenses de personnel : 12 484 153 000 FCFA en AE et en CP ;
-Acquisition de Biens et services : 1 832 118 001 FCFA en AE et en CP ;
-Transferts courants : 50 000 000 FCFA en AE et en CP.
Votre Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, élargie à la Commission de l’Education, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, a examiné en sa séance du vendredi 03 novembre 2023, sous la présidence de Monsieur Seydou DIOUF, le projet de budget 2024 du Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion.
Le Gouvernement était représenté par Madame Mariama SARR, Ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, Monsieur Mamadou Moustapha BÂ, Ministre des Finances et du Budget et Monsieur Samba SY, Ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions, entourés de leurs principaux collaborateurs.
Ouvrant la séance, Monsieur le Président a d’abord, au nom des membres de la Commission élargie, souhaité la bienvenue à Messieurs les Ministres, ainsi qu’à leurs collaborateurs. Il a ensuite passé la parole à Monsieur Oumar SY, Président de la Commission de l’Education, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs qui, après des mots de félicitations et d’encouragements, a invité Madame le Ministre à présenter le projet de budget 2024 de son département.
A l’entame de son propos, Madame le Ministre s’est réjouie de se retrouver, devant la représentation nationale, pour défendre le projet de budget 2024 de son département. Elle a tenu à réitérer ses vifs remerciements à l’endroit de Monsieur le Président de la République, Son Excellence Macky SALL, pour sa confiance renouvelée, en la plaçant à la tête de ce département aussi stratégique.
D’emblée, elle a rappelé que le projet de budget 2024, se propose de traduire et d’opérationnaliser la vision de Monsieur le Président de la République, faisant de la formation professionnelle et de l’apprentissage, un vecteur de développement.
Sous ce registre, elle dira, que l’objectif principal du Ministère est d’orienter 30% des sortants du cycle fondamental vers la formation professionnelle et technique(FPT), dans le but d’enrôler plus de jeunes dans les dispositifs de formation par l’apprentissage. Ainsi, l’ambition de son département est surtout d’accompagner les jeunes et les femmes, particulièrement ceux issus des dispositifs de formation professionnelle et d’apprentissage pour qu’ils réussissent la transition entre la qualification et l’accès à un emploi décent, notamment par l’auto-emploi.
Par la suite, Madame le Ministre a annoncé le bilan technique qui décline les actions phares réalisées en 2022 et 2023 par les différents programmes budgétaires de son département, avant de décrire les perspectives pour l’exercice 2024. Ces perspectives sont détaillées dans le document transmis à vos commissaires.
Intervenant à leur tour, vos Commissaires ont félicité Madame le Ministre pour la confiance que lui a renouvelée Monsieur le Président de la République, tout en lui souhaitant plein succès dans cette mission. Ils ont, par la suite, formulé des préoccupations et suggestions qui, pour l’essentiel, tournent autour des points ci-après.
Tout d’abord, vos Commissaires ont plaidé l’augmentation du budget du département qui, à leurs yeux, est hautement stratégique, tant pour le développement économique que pour la stabilité sociale de notre pays. Sous ce registre, ils ont souhaité être édifiés sur la hausse exponentielle des dépenses de personnel.
En outre, Ils ont souligné une baisse de la dotation de certains programmes importants, comparativement à l’exercice précédent Cette baisse, est selon eux, en contradiction avec la Loi d’orientation de la Formation Professionnelle et Technique faisant d’elle, une priorité des politiques publiques.
Vos Commissaires ont estimé que les crédits alloués au Programme de formation en agro-alimentaire du ministère de l’agriculture devaient être logés dans le budget du 3FPT, aux fins de renforcer le volet formation en agriculture octroyé par cette structure.
Conscients de l’importance du financement des sortants des Centre de formation professionnelle (CFP) pour l’entreprenariat, ils ont souhaité que le Ministère, en relation avec les autres ministères compétents, accompagne davantage les jeunes diplômés dans le marché du travail.
En outre, pour plus d’efficacité des offres de formation, certains Commissaires ont suggéré la prise en compte des potentialités économiques de chaque zone, dans le choix de la formation à proposer et augmenter davantage les filières de formation destinées aux femmes.
A cet effet, ils ont plaidé pour une meilleure structuration de la formation professionnelle et technique en mettant l’accent sur la spécialisation dans les métiers porteurs d’emplois, notamment dans les domaines du Pétrole et du Gaz. Aussi, ont-ils souhaité un renforcement de la formation dans les métiers de chauffeurs et de receveurs.
La mécanisation du travail occupant une place importante dans le PSE, ils ont attiré l’attention de Mme le Ministre sur la nécessité d’encadrer davantage le métier de conducteur d’engins, par la mise en place d’un cadre juridique spécifique. Dans la même veine, ils ont proposé de mettre à profit le génie militaire pour constituer le premier corps de formateurs en conduite d’engins avec des certifications adaptées au marché du travail.
A l’instar des populations de Thionk Essyl, ils ont souhaité être édifiés sur le projet initié depuis 2014 par son prédécesseur pour l’érection d’un lycée d’enseignement technique professionnel polyvalent pour lequel, une délibération de 15 ha sans compensation avait été octroyée pour sa réalisation.
Dans la même veine, ils ont magnifié les travaux de réhabilitation du lycée Seydina Limamoulaye, tout en souhaitant aussi être éclairés sur l’état d’avancement des travaux du lycée de Sandiara.
En outre, ils ont souhaité connaître les raisons pour lesquelles les travaux de construction du CFP de Kaffrine n’ont toujours pas commencé depuis la pose de la première pierre.
Au sujet des Centres de formation, ils ont sollicité leur construction à Saly et aussi l’érection de Centres d’incubation dans les collectivités territoriales pour faciliter la formation des jeunes. Egalement, ils ont plaidé pour une amélioration des conditions de travail du personnel du CFP de waoundé, en augmentant son budget de fonctionnement, tout en prévoyant une ligne budgétaire pour le CFP de Ndindy.
De plus, vos Commissaires ont soutenu la nécessité de finaliser la stratégie nationale d’insertion socio-professionnelle développée depuis 2021 afin de garantir une cohérence d’ensemble en matière de politique d’insertion.
Par la même occasion, ils ont plaidé renforcement des administrations des CFP au niveau des académies, tout en souhaitant être édifiés sur le Conseil national pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes (CNIEJ) institué par le décret du 27 janvier 2021.
Également, vos Commissaires ont plaidé pour l’attribution d’offres de formation aux populations de Gniby et Katakel. Ils ont aussi souhaité être éclairés sur le nombre de personnes formées dans le département de Foundiougne, tout en demandant le paiement de la dette due au cadre des opérateurs de l’ONFP.
Par ailleurs, ils ont aussi souhaité connaître les mesures prévues par son département pour l’insertion sociale des jeunes rapatriés de l’émigration clandestine, pour éviter leur déperdition. Ils ont aussi souligné la nécessité de prévoir des unités mobiles de formation pour permettre aux apprenants dans les Daara, de pouvoir bénéficier d’une formation et d’un métier.
Tout en souhaitant un renforcement des programmes de formation des formateurs, ils ont préconisé l’érection des Bureaux de formation professionnelle en services déconcentrés, avec une dotation budgétaire propre. A ce propos, ils ont rappelé la nécessité d’évaluer l’application de la loi 2015-01 du 6 janvier 2015 portant loi d’orientation de la formation professionnelle et technique.
Reprenant la parole, Madame le Ministre s’est dit très honoré des chaleureuses félicitations et encouragements formulés par vos Commissaires à son endroit. Il les a ensuite remerciés, avant de répondre aux différentes interpellations
A propos de la question relative au budget de son département, notamment sur les hausses et les baisses des crédits alloués à certains Programmes, Madame le Ministre a précisé que cela s’explique essentiellement par l’arrivée à terme de certains projets comme celui de l’Employabilité des jeunes par l’Apprentissage non formel (PEJA) de la Banque Mondiale et le projet SEN032 financé par la coopération Luxembourgeoise.
Pour les dépenses de personnel, elle dira que la hausse s’explique, entre autres, par le paiement des salaires des enseignants qui occupent une place de choix dans le dispositif des agents de l’Etat. Elle a aussi indiqué que les montants alloués aux différents projets, résultent principalement d’un partenariat public-privé comme le projet de construction des 38 Centres de formation.
Pour le renforcement de la qualité de la formation, Madame le Ministre a rappelé que son département continue de soutenir et d’appuyer l’ensemble des CFP dans toutes les régions du pays, pour qu’ils élargissent leurs offres de formation à la mécanique et à l’électromécanique, ainsi qu’aux métiers d’avenir. Elle en a profité pour donner l’exemple de l’ambitieux programme de construction de 38 Centres de grande envergure. Ce qui témoigne à suffisance, dira-t-elle, de la haute vision de Monsieur le Président de la République, en matière d’emplois, de manière générale.
Concernant le CFP de Kaffrine, elle a tenu à rassurer vos Commissaires en indiquant que le projet est toujours en cours de construction. Le retard dans le démarrage des travaux dans certains sites, s’expliquait par l’indisponibilité du foncier dans certaines localités choisies pour abriter ces Centres. Actuellement dira-elle, son département a déjà recensé huit autorisations de construire et d’autres sont dans le circuit au Ministère de l’Urbanisme.
Pour le CFP de Dahra, elle a précisé qu’il est diffèrent de celui de Ouarkhokh qui fait partie du programme de construction des 38 Centres, et dont les documents de construction sont finalisés.
Dans la même dynamique, Madame le Ministre a informé les Commissaires que le Département de Mbacké bénéficiera du projet de construction des nouveaux Centres. Aussi, elle a annoncé que le lycée technique Cheikh Ahmadou Bamba sera réhabilité.
Concernant le statut juridique des Centres de formation professionnelle, notamment celui de Ndindy, Madame le Ministre a souligné que son département a recensé l’ensemble des projets de décret portant création des Centres, aux fins de leur permettre d’avoir un budget propre. Dans les meilleurs délais dira-elle, ils seront présentés en Conseil des ministres. Aussi, pour une meilleure territorialisation des services du ministère, elle a indiqué aussi que les projets de décret portant réorganisation des services sont en cours de finalisation.
Elle a également informé que beaucoup de Centres déjà construits et équipés tardent à démarrer leur programme en raison de difficultés d’accès à l’électricité. Elle a rappelé actuellement que son département a engagé des démarches avec l’entreprise sélectionnée et les travaux sont en cours.
S’agissant de l’encadrement du métier de conducteur d’engins, elle a rassuré vos Commissaires, que son département en collaboration avec l’ONFP et l’Agéroute, est en train d’y trouver des solutions. Ainsi souligne-t-elle, beaucoup de jeunes ont été formés dans la conduite d’engins à l’occasion de la rénovation de la route de Sénoba. Elle est aussi d’avis que le génie militaire est une aubaine pour constituer le corps de formateurs dans ce domaine.
Relativement à la stratégie d’orientation des 30% des sortants du cycle fondamental, Madame le Ministre a indiqué que son département s’est donné pour objectif d’orienter davantage les élèves titulaires du brevet de fin d’études moyennes vers la formation professionnelle.
A cet égard, selon elle, le programme de construction des Centres de formation dans toute l’étendue du territoire, facilitera grandement l’atteinte de cet objectif. Sous ce registre, fera-t-elle remarquer, une politique communicationnelle basée sur l’approche par les compétences, le développement de l’employabilité et la mise en place d’un Comité interministériel entre son département et celui du Ministère de l’Education nationale sera mise en œuvre.
Concernant la question relative à l’émigration clandestine, elle a rappelé la tenue d’un comité par arrêté interministériel avec son département sous la houlette du Ministère des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieurs ainsi que les ministères concernés, notamment celui de la jeunesse, de l’entreprenariat et de l’emploi, aux fins de les accompagner, pour faciliter leur formation et insertion sociale.
Pour la construction d’un CFP à Saly, Madame le Ministre a précisé que les instructions ont été données au service de la DAGE, pour trouver, en relation avec les élus de la localité, les moyens d’ériger un site à Mbour, afin d’y abriter ledit Centre.
Sur la relation entre la Formation professionnelle et les Daaras, Madame le Ministre a informé que son département a tenu une rencontre avec les acteurs des daaras au mois de mars dernier, et par la suite, 111 daaras ont été enrôlés et 1340 talibés formés. Elle a aussi ajouté que le projet Daara-Atelier est en phase d’expérimentation. Aussi dira-t-elle, son département a construit des CFP dans les différents foyers religieux.
S’agissant de la collaboration avec le privé, elle a rappelé qu’il contribue au développement des offres de formation professionnelle à travers la Contribution Forfaitaire à la charge de l’Employeur(CFCE).
A propos du métier de chauffeur, Madame le Ministre a souligné qu’au-delà de la conduite, des programmes de formation sont en phase d’élaboration pour mieux former les chauffeurs en mécanique, mais également sur la bonne tenue en matière de conduite automobile et la déontologie. Dans ce sens, elle a rappelé que des Centres orientés vers les métiers du transport sont prévus à Tambacounda, Diamniadio et Diourbel.
En outre, pour la formation continue des chauffeurs, elle a précisé que son département est en train d’y travailler.
Toujours pour la construction des Centres, elle a souligné que pour Foundiougne, le projet de construction de son CFP est dans le circuit, de même que celui de Nétéboulou, sur les métiers du rail, qui est pratiquement en phase de finalisation. Egalement, elle a cité celui de Diamniadio pour la conduite d’engins. Ces deux chantiers dira-t-elle, sont sous la responsabilité du projet Réseau de Centres de Formation-Innovation pour les métiers de la Mobilité (RECFIM). En ce sens, elle a affirmé que son département travaille d’arrache-pied pour rendre opérationnels ces Centres, dans les meilleurs délais.
A propos de la dette de l’ONFP, Madame le Ministre a rappelé que la création de cette structure a obéi à un certain nombre de principes, tout en précisant qu’elle bénéficie de 5% de la Contribution Forfaitaire à la charge de l’Employeur pour lui permettre de remplir ses missions. Elle les a rassurés quant à la volonté de ses services à trouver des solutions idoines à la problématique de la dette des différentes structures relevant de son département, particulièrement celle due à des prestataires de l’ONFP.
Pour la situation du Lycée Seydina Limamoulaye Madame le Ministre a rappelé que Monsieur le Président de la République a ordonné sa reconstruction pour garantir la sécurité des apprenants. Actuellement, dix salles sont construites en hauteur afin de permettre la poursuite des enseignements, malgré la continuité des travaux, a-t-elle ajouté.
A son tour, Monsieur le Ministre des Finances et du Budget a souligné que depuis 2012, la Formation professionnelle a été érigée en rang de priorité, justifiant ainsi la hausse du budget alloué à ce département pour un montant de 92 251 181 798 FCFA, avec une progression de près de 6,4 Milliards F CFA en valeur absolue et 7,4% en valeur relative entre 2023 et 2024. Il a ainsi précisé que cette augmentation est liée au démarrage des travaux du lycée Seydina Limamoulaye, au redémarrage des travaux de construction du lycée de Sandiara pour un montant d’un milliard de FCFA. D’ailleurs, dira-t-il, ce montant sera augmenté à partir des réserves de gestion, pour avoir l’assurance d’une bonne mise en œuvre des travaux.
De même, il a annoncé une augmentation en termes de renforcement de la qualité des apprentissages des CFP avec l’achat de matériels et outils techniques.
En outre, il a tenu à préciser qu’en termes de perspectives, pour la période 2024-2028, le ministère exécute sept (7) projets financés sur ressources extérieures, pour un montant global de 170 Milliards 530 millions de FCFA, exécutés à hauteur d’exécution de 18%, équivalent à un montant de 37 Milliards de FCFA.
Ces chiffres illustrent globalement selon lui, que des projets majeurs seront exécutés par le ministère, pour 2024 et les années à venir, à savoir : (i) le Projet d’Employabilité des jeunes par l’Apprentissage non formel (PEJA) pour un montant de 30 milliards FCFA sur financement de la Banque Mondiale, (ii) le Projet de formation professionnelle et Emploi avec KFW financé à hauteur de 11,8 Milliards FCFA (iii) et aussi le Projet de formation professionnelle et d’Emploi avec le Luxembourg pour 28 Milliards de FCFA.
Dans le même registre, il a rappelé qu’une mutation a été opérée dans le financement du secteur, suite à la décision de Monsieur le Président de la République, de faire passer la contribution de la CFCE dans le financement de la formation professionnelle de 25% en 2016 à quasiment 100% en 2018.
Concernant les dépenses de personnel, il dira que les prévisions pour le ministère pour l’exercice 2024, sont de l’ordre de 39 Milliard 583 Millions de FCFA, soit une hausse de 13 Milliards 757 Millions F CFA. La raison de cette hausse dira-t-il, s’explique par le recrutement de 2125 maîtres et professeurs contractuels pour un impact budgétaire de 11 Milliard 996 Millions F CFA, ainsi que le recrutement de 21 agents administratifs pour un montant de 121 Millions de FCFA, en plus de la prise en charge des revalorisations et alignements des salaires du personnel, conformément aux engagements pris avec les syndicats actifs dans le secteur.
Relativement au CFP de Waoundé, il a indiqué qu’au titre de la LFI 2024, son budget de fonctionnement s’élève à 102 665 000 de FCFA contre 67 183 882 de FCFA en 2023, soit une augmentation en valeur absolue de 35 481 168 de FCFA et 52,81% en valeur relative.
Satisfaits des réponses apportées par Messieurs les Ministres, vos Commissaires ont adopté, à la majorité, le projet de budget 2024 du Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion. Ils vous demandent d’en faire autant, s’il ne soulève, de votre part, aucune objection majeure ».
ACTUALITES
Kaolack : la Journée mondiale de l’environnement célébrée, le climat au cœur des discussions
KAOLACK INFOS LE 06 JUIN 2026.
La région de Kaolack a célébré la Journée mondiale de l’environnement ce Vendredi 05 Juin 2026 à l’initiative du Réseau national des éco-citoyens du Sénégal. Cette commémoration a été marquée par diverses activités de sensibilisation ayant réuni autorités administratives, acteurs environnementaux, organisations communautaires et populations.
Placée sous le signe de la protection de l’environnement et de la lutte contre les effets du changement climatique, cette journée a servi de cadre d’échanges sur les nombreux défis écologiques auxquels sont confrontées les collectivités locales. Les participants ont notamment débattu de la dégradation des ressources naturelles, de la gestion des déchets, de la préservation de la biodiversité ainsi que des impacts du réchauffement climatique sur les activités économiques et les conditions de vie des populations.
Les différents intervenants ont insisté sur la nécessité d’adopter des comportements plus respectueux de l’environnement et de renforcer les initiatives locales en faveur de la résilience climatique. Ils ont également appelé à une mobilisation collective impliquant les pouvoirs publics, les organisations de la société civile et les citoyens.
« Les Nations unies nous appellent à une action immédiate face aux conséquences du changement climatique, particulièrement dans notre zone marquée par une forte salinisation des sols et des eaux, mais aussi par des chaleurs intenses, des vagues de chaleur répétitives et des inondations récurrentes », a déclaré Khamat Kama, coordonnateur du Réseau national des éco-citoyens du Sénégal. Il a ainsi invité les populations de Kaolack à s’engager davantage dans la lutte contre le changement climatique.
Dans cette dynamique, les acteurs environnementaux souhaitent faire des élèves de véritables ambassadeurs de la protection de l’environnement. D’où la présence de l’Inspecteur d’Académie de Kaolack, Samba Diakhaté.
Selon lui, les effets du changement climatique sont déjà perceptibles sur l’économie locale. « Aujourd’hui, nous peinons à développer certaines cultures dans ce qui fut jadis un bassin arachidier de référence. Nous ne pouvons plus produire certaines variétés d’arachide en raison de la réduction de la durée de l’hivernage, de la hausse des températures, de la disparition progressive de certains pâturages et de la salinisation des terres », a-t-il expliqué.
Il ajoute : « Nous faisons tout pour que les élèves soient au cœur de la lutte contre ce fléau. »
Pour le professeur Cheikh Thiaw, vice-recteur chargé de la recherche, de l’innovation, de l’insertion des étudiants, des services à la communauté et du partenariat à l’Université Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass(USSEIN) cette célébration revêt une importance particulière pour Kaolack. Il a réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner ce type d’initiatives.
« L’USSEIN, qui a une mission de service à la communauté, va appuyer cette belle initiative afin de mettre davantage son expertise au service des populations », a-t-il assuré.
À l’échelle internationale, le thème retenu cette année est « Maintenant pour le climat », tandis qu’au Sénégal, la célébration s’est tenue sous le sous thème : « Maintenant pour le climat : vers la résilience climatique des territoires ».
Cette journée mondiale de l’environnement s’inscrit dans le cadre du Programme des Nations unies pour l’environnement. Selon le Rapport national sur le climat et le développement publié par la Banque mondiale en 2024, les pertes économiques liées aux changements climatiques pourraient atteindre jusqu’à 9,4 % du PIB du Sénégal à l’horizon 2050 si les efforts d’adaptation et de résilience ne sont pas renforcés.
Cette situation interpelle l’ensemble des acteurs environnementaux ainsi que les populations sur l’urgence de préserver la biodiversité et de renforcer les actions en faveur de la protection de l’environnement.
Par ailleurs, cette 16e édition de la célébration du Réseau national des éco-citoyens du Sénégal a été marquée par la transformation d’un ancien dépotoir d’ordures en jardin écologique dans le quartier de Bongré, illustrant concrètement l’engagement des acteurs locaux pour un cadre de vie plus sain.
À travers cette célébration, les défenseurs de l’environnement ont réaffirmé leur volonté de promouvoir un développement durable conciliant croissance économique, préservation des ressources naturelles et bien-être des générations futures.
Sidy Sankharé
Samedi 06 Juin 2026 à 17 h 19 .
ACTUALITES
Gambie : le Chef d’état-major des armées, Mamat Cham, démissionne ; Ousmane Gomez nommé pour lui succéder
KAOLACK INFOS LE 04 JUIN 2026.
Selon plusieurs sources en Gambie, le Chef d’état-major des armées gambiennes, Mamat Cham, a présenté sa démission au président Adama Barrow. Une décision que le chef de l’État a acceptée avant de procéder à la nomination de Ousmane Gomez à la tête des forces armées du pays.
D’après certaines sources, le départ de Mamat Cham interviendrait dans un contexte marqué par des accusations de corruption et de népotisme portées à son encontre.
Cette nomination ouvre ainsi une nouvelle page pour le commandement militaire gambien, alors que les autorités poursuivent leurs efforts de consolidation de la gouvernance et de la stabilité institutionnelle du pays.
S.S
Jeudi 04 Juin 2026 à 10 h 34.
ACTUALITES
Ngathie Naoudé : Assane Sow dresse le bilan de ses réalisations et dévoile ses ambitions pour la commune
KAOLACK INFOS LE 04 JUIN 2026.
Après quatre années d’actions sur le terrain, de 2022 à 2026, le président du Mouvement Républicain pour l’Émergence du Sénégal (MRES), Assane Sow, a rencontré les populations de la commune de Ngathie Naoudé. Cette rencontre avait pour objectif de présenter le bilan de ses réalisations et de partager sa vision pour l’avenir de la collectivité.
Selon le document rendu public, les investissements réalisés au cours de cette période s’élèvent à un montant global de 31 670 000 francs CFA, réparti dans plusieurs secteurs jugés prioritaires pour le développement de la commune.
Le leader du MRES a expliqué que ces efforts s’inscrivent dans une dynamique de contribution au développement socio-économique de Ngathie Naoudé, mais également dans une volonté de promouvoir une nouvelle manière de faire de la politique, fondée sur les valeurs citoyennes, la proximité et l’engagement communautaire.
Profitant de cette occasion, Assane Sow a renouvelé son engagement en faveur des femmes, qu’il considère comme un maillon essentiel du développement local. Il a également annoncé sa volonté d’élargir les investissements à l’ensemble des localités de la commune afin de répondre aux besoins des populations.
La rencontre a aussi servi de cadre de sensibilisation à l’approche des élections locales de 2027. Évoquant ses ambitions pour la commune, Assane Sow a déclaré :
« Si les populations me font confiance pour diriger la mairie, je souhaite construire une Maison de la Femme afin de faciliter les activités de cette couche si importante de notre société. »
Il a par ailleurs invité toutes les forces vives de la commune à se mobiliser autour des projets de développement pour bâtir ensemble un avenir meilleur.
Cette rencontre a également permis aux habitants d’exposer les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans différents secteurs. Des préoccupations que le responsable politique dit avoir bien notées, tout en s’engageant à poursuivre ses efforts pour apporter des réponses concrètes aux attentes des populations.
S.S
Jeudi 04 Juin 2026 à 8h 45 .
ACTUALITES
À Kaolack, le Mouvement Anwar de Chérif Mouhamed Saadbouh Aidara s’impose comme une référence spirituelle et sociale
KAOLACK INFOS LE 1 JUIN 2026
Fondé en 2025 par Chérif Mouhamed Saadbouh Aidara, petit-fils de Cheikhna Cheikh Saadbouh, le Mouvement Anwar poursuit une dynamique d’engagement spirituel et social portée depuis plusieurs années. Entre actions de solidarité, initiatives communautaires et grands rassemblements religieux, l’organisation entend promouvoir les valeurs de foi, de discipline et de service au sein de la société.
MOUVEMENT ANWAR : LUMIÈRE, DISCIPLINE, ACTION
Fondé en 2025 par Chérif Mouhamed Saadbouh Aidara, petit-fils de Cheikhna Cheikh Saadbouh, le Mouvement Anwar est l’aboutissement d’un engagement spirituel, éducatif et social développé depuis plusieurs années au service de la communauté.
Le mot « Anwar » signifie « lumières ». Il symbolise la lumière de la foi, du savoir, du service et de l’engagement positif. Le mouvement est né de la conviction que la spiritualité doit se traduire par des actions concrètes au bénéfice de la société.
Le Mouvement Anwar repose sur cinq piliers fondamentaux : la discipline spirituelle, le service, l’unité et la fraternité, l’éducation et la transmission, ainsi que l’exemplarité.
Dans le prolongement de la dynamique initiée par son fondateur, le Mouvement Anwar poursuit son engagement au service de la communauté à travers diverses actions, notamment :
• L’organisation de deux éditions du Don de Ndogou durant le mois béni de Ramadan à l’Université El Hadji Ibrahima Niass et au Centre de Santé de Kasnack, accompagnées d’actions de solidarité et de dons de médicaments au profit des bénéficiaires.
• L’organisation de deux éditions de nettoyage des mosquées avant la fête de Tabaski. Les opérations ont été réalisées à la Mosquée El Hadji Amadou Lamine Tall, à la Mosquée Jakay Mouride et à la Mosquée El Hadji Faye, afin de contribuer à l’entretien des lieux de culte et de promouvoir l’esprit de service communautaire.
• L’organisation de trois éditions de la « Nuit du Prophète », devenue au fil des éditions le rendez-vous religieux khadriya le plus attendu à Kaolack, réunissant chaque année de nombreux fidèles autour de l’amour du Prophète Mouhamed (saws), de l’éducation spirituelle et de la transmission des valeurs islamiques.
• La participation au pèlerinage de Nimzat, lieu d’enracinement spirituel lié à l’héritage de Cheikhna Cheikh Saadbouh.
À travers ses activités, le mouvement ambitionne de former une jeunesse consciente, disciplinée, responsable et utile à sa communauté. Dans les années à venir, Anwar souhaite également développer des projets favorisant l’entrepreneuriat des jeunes, l’autonomisation et la création d’opportunités.
Plus qu’une organisation, Anwar se veut une école de valeurs où la foi, la discipline et l’action avancent ensemble au service du bien commun.
Chérif Mouhamed Saadbouh Aidara
Fondateur du Mouvement Anwar
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