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Sénégal: Au moins 25 journalistes attaqués, détenus ou victimes de gaz lacrymogènes lors de manifestations (CPJ)

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Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a dénoncé dénoncé les violences policières et les interpellations de journalistes dans le cadre de leur travail. 

Les autorités sénégalaises doivent identifier et traduire en justice les policiers qui ont attaqué, harcelé et utilisé des gaz lacrymogènes ou arrêté au moins 25 journalistes couvrant les manifestations liées au retard du scrutin dans le pays et permettre à la presse de rapporter l’information en toute sécurité et sans crainte. d’intimidation, a déclaré mardi le Comité pour la protection des journalistes.

« La police sénégalaise devrait s’efforcer de protéger la presse, sans attaquer ni lancer de gaz lacrymogènes sur les journalistes pour les empêcher de couvrir les manifestations politiques », a déclaré Angela Quintal, responsable du programme Afrique du CPJ, à New York. « La détention et le passage à tabac du journaliste Absa Hane sont une indication particulièrement alarmante des efforts déployés par la police sénégalaise pour mettre fin à une couverture médiatique qui ne lui plaît pas. »

Alors que les forces de sécurité sénégalaises cherchaient à réprimer les protestations du 9 février contre le report de l’élection présidentielle au 15 décembre, le CPJ a documenté au moins six incidents dans la capitale, Dakar, au cours desquels au moins 20 journalistes ont été physiquement agressés, brièvement détenus, visés par des larmes. gaz, ou harcelé d’une autre manière par la police :

Les policiers ont saisi Absa Hane, une journaliste du site d’information privé Seneweb, puis l’ont giflée et lui ont donné des coups de pied jusqu’à ce qu’elle perde brièvement connaissance, tout en la détenant pendant environ 30 minutes dans un véhicule de police. Hane et Mor Amar, journaliste du site d’information privé Seneweb. propriétaire du journal EnQuête, a déclaré au CPJ. Après l’incident, Hane a publié un résumé de l’attaque « brutale » contre X, notant qu’elle connaissait le numéro d’identification d’un officier responsable et qu’elle demanderait des comptes.

Amar a déclaré qu’un autre policier l’avait également frappé avec son poing et l’avait insulté à plusieurs reprises en même temps, comme le montre une vidéo enregistrée par un troisième journaliste. Les journalistes ont déclaré qu’ils quittaient les lieux conformément aux instructions de la police lorsque les policiers leur ont lancé des gaz lacrymogènes.

Le journaliste indépendant français Thomas Dietrich a publié une vidéo sur les réseaux sociaux et a déclaré au CPJ qu’un policier avait lancé une grenade lacrymogène à quelques « centimètres » de son visage après lui avoir ordonné de quitter la manifestation.

Un policier a lancé une grenade lacrymogène en direction d’au moins cinq journalistes qui se trouvaient dans une rue, a déclaré au CPJ l’un d’eux, Fana Cissé. Une vidéo publiée par le site d’information privé PressAfrik, où Cissé travaille comme reporter, montre l’officier s’approchant des journalistes, jetant la bombe, et les journalistes courant pour se mettre à l’abri lorsque celle-ci explose. Cissé a également déclaré qu’un policier lui avait saisi et tordu le bras et, une fois qu’elle était montée dans sa voiture, avait menacé de lancer une autre grenade lacrymogène dans son véhicule si elle baissait la vitre.

Un communiqué du groupe de médias Leral décrit également le policier ciblant les journalistes avec des gaz lacrymogènes et indique que le même policier a également endommagé une caméra tenue par l’un de leurs journalistes en saisissant et en retirant le câble du microphone. La vidéo de PressAfrik montre le policier lâchant le câble.

Isabelle Bampoky, journaliste du site d’information privé Adtv, a déclaré au CPJ que des policiers avaient lancé une grenade lacrymogène en direction du groupe de journalistes avec laquelle elle se trouvait, et que celle-ci avait explosé près de son pied. Une vidéo partagée sur les réseaux sociaux la montrait aidé à marcher après avoir inhalé des gaz lacrymogènes.

La police a ciblé Sadikh Diop, un caméraman du site d’information privé Sénégal 7, avec une grenade lacrymogène alors qu’il filmait un convoi de camionnettes de la police, a déclaré au CPJ un autre journaliste de Sénégal 7, Matar Cissé. Une vidéo de l’incident, prise par Diop, montre le convoi et Diop en train de parler, puis lui criant après l’explosion de la cartouche.

El Hadj Mané, caméraman de la chaîne de télévision privée en ligne Flash Info, et Amidou Sall, caméraman de Sénégal 7, ont déclaré au CPJ que la police avait tiré des gaz lacrymogènes sur eux et sur un groupe d’au moins huit autres journalistes qui effectuaient une interview à proximité d’une manifestation. Mané a déclaré qu’il s’était luxé l’épaule droite et s’était blessé au coude droit en tombant alors qu’il tentait d’échapper aux gaz lacrymogènes.

Le CPJ a également documenté des incidents impliquant cinq autres journalistes les jours précédents :

Le 5 février, des policiers ont ordonné à Ngoné Diop, journaliste du site d’information privé Sans Limites, de s’éloigner alors qu’elle couvrait l’arrestation d’un parlementaire de l’opposition pour avoir participé à un rassemblement interdit, a déclaré la journaliste au CPJ. Ngoné Diop a déclaré qu’elle avait bougé, mais la police a lancé une grenade lacrymogène dans sa direction puis, après qu’elle se soit rendue sur un toit voisin pour continuer sa couverture, un policier l’a suivie, lui a ordonné de bouger à nouveau et l’a empêchée de filmer. Une vidéo publiée par Sans Limites montrait Diop alors qu’on lui ordonnait de bouger.

Lors de trois incidents survenus le 4 février, des agents de la gendarmerie ont brièvement arrêté ou harcelé quatre journalistes couvrant les manifestations contre le report des élections annoncé la veille.

Lors d’un autre incident, le 9 février, des policiers ont tiré des gaz lacrymogènes dans la cour des bureaux du groupe de médias Wal Fadjri à Dakar alors que ses employés organisaient un sit-in pour exiger le rétablissement du signal de sa chaîne Walf TV, coupée le 4 février, selon Ayoba Faye, journaliste du groupe de médias et de reportages . Walf TV a repris ses émissions le 11 février, après que les directeurs du groupe de médias ont rencontré le président, selon un communiqué du ministère de la Communication .

Le porte-parole de la police, Mouhamed Guèye, a déclaré au CPJ qu’il n’était pas à Dakar au moment des incidents, mais que des consultations seraient prochainement organisées avec les journalistes pour leur permettre, ainsi qu’aux agents de la police, de travailler « en harmonie ».

CPJ AFRICA

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Gamou à Kaolack: Le ministère de la Santé met en place un dispositif sanitaire renforcé

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À l’approche des Gamous, la ville de Kaolack se prépare à accueillir des milliers de fidèles venus du Sénégal et d’ailleurs. Pour faire face à cet afflux, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a déployé un dispositif médical spécial.

Le secrétaire général dudit ministère, Serigne Mbaye, a exprimé sa satisfaction après une visite d’évaluation menée ce mardi. « Le personnel est en nombre suffisant, les ambulances sont disponibles, de même que les équipements nécessaires », a-t-il déclaré.

Plusieurs postes médicaux avancés ont été installés dans différents quartiers de la commune. Ces structures temporaires permettront de prendre en charge rapidement les urgences durant la période de forte affluence. Des stocks de médicaments ont également été mis à disposition pour assurer une meilleure réponse sanitaire.

Parallèlement, le Service national de l’hygiène a été mobilisé pour accompagner cette couverture, en mettant l’accent sur la prévention. Le Centre des opérations d’urgence sanitaire, lui aussi, est sur le terrain pour anticiper d’éventuelles situations critiques.

Interrogé sur les mesures liées à la variole du singe, dont un cas a été confirmé récemment dans le pays, Serigne Mbaye a tenu à se montrer rassurant : « Toutes les dispositions utiles ont été prises pour éviter la propagation de la maladie. »

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Gamou 2025 : le ministère du Commerce rassure sur la disponibilité des denrées à Kaolack

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En prélude au Gamou de Médina Baye, célébré le 4 septembre prochain, une délégation du ministère de l’Industrie et du Commerce, conduite par le secrétaire général Seydina Aboubacar Sadikh Ndiaye, a effectué une visite à Kaolack. Objectif : s’assurer de la disponibilité et de la stabilité des prix des denrées de grande consommation.

« Nous avons entamé les travaux préparatoires depuis plusieurs mois, avec des rencontres tenues au ministère en présence des producteurs, commerçants, la Direction du commerce intérieur, l’ARM et toutes les structures concernées », a expliqué M. Ndiaye.

Selon lui, ce travail préliminaire a permis d’évaluer l’état de disponibilité des produits les plus sollicités lors de ces grands rassemblements religieux : oignon, pomme de terre, riz, sucre, huile, entre autres.

Après le Magal de Touba, la mission a fait escale à Kaolack. Plusieurs magasins et dépôts de grossistes ont été visités pour vérifier sur place l’approvisionnement.

« Sur l’ensemble des produits, nous avons constaté une disponibilité suffisante qui garantit un bon approvisionnement du marché », a déclaré le secrétaire général.

La seule préoccupation relevée concernait l’oignon. En effet, la production nationale estimée à 450 000 tonnes a déjà été largement écoulée, une partie ayant même été exportée.

« En ce mois béni de Maouloud, la production locale s’est tarie. C’est pourquoi le gouvernement a ouvert le marché à l’importation pour compléter l’offre », a précisé M. Ndiaye.

À Kaolack, l’oignon importé est bien présent. Le sac est cédé autour de 13 400 F CFA, un prix jugé stable par les autorités.

« Les importations se poursuivent. De gros volumes sont encore disponibles au Port de Dakar. Nous allons accompagner les commerçants pour faciliter l’enlèvement et la mise à disposition des stocks, afin que partout au Sénégal, les marchés soient bien approvisionnés », a assuré le secrétaire général.

le ministère se veut rassurant quant à la disponibilité des denrées et à la stabilité des prix, garantissant ainsi aux populations un Gamou 2025 célébré sans tension sur le marché.

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Parcelles Assainies se met au vert : 48 h de mobilisation pour le quartier

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L’association Parcelles Nouvelle Vision, en partenariat avec CODPAK et Sa Loxo Sert et la régie PAK a lancé ce week-end une opération de reboisement et d’assainissement dans plusieurs sites clés du quartier. Une initiative saluée par les autorités et la jeunesse locale.

Le quartier des Parcelles Assainies a connu, samedi 23 août, un élan écologique inédit. Menée par Cheikh Massar Thioune et son équipe, l’opération de 48 heures a consisté à préparer le sol et planter des arbres dans des zones stratégiques comme la place public le camp GMI, le collège, le poste de santé, l’église et la mosquée.

Initialement prévue, la distribution de moustiquaires dans les daaras a été reportée en raison d’une indisponibilité. Malgré cela, le travail sur le terrain a été réalisé avec succès, mobilisant associations et habitants.

Cheikh Massar Thioune a insisté sur l’importance de la solidarité entre associations pour relever les défis du quartier, notamment les inondations et le manque d’assainissement. « Ce premier pas doit en entraîner beaucoup d’autres », a-t-il souligné.

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Amy Mara Dieye marraine des « 48 heures de Taaral » : un vent de renouveau souffle sur les postes de santé de Kaolack

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Les comités de développement sanitaire (CDS) du département de Kaolack ont lancé une initiative ambitieuse : « Taaral Suniou Poste de Santé », une opération de deux jours alliant nettoyage, vaccination et sensibilisation pour améliorer la santé publique dans la région. Amy Mara Dieye a accepté d’en être la marraine et appelle la diaspora et les populations locales à soutenir le développement endogène de Kaolack.

Selon les CDS, les trente-et-un postes de santé du district de Kaolack produisent quotidiennement d’importants déchets, au point que leurs structures sont parfois plus malades que les usagers. Face à cette situation, ils ont décidé d’organiser les « 48 heures de Taaral » afin d’améliorer les conditions sanitaires et sensibiliser la population à la prévention.

L’opération a démarré ce vendredi par une journée de vaccination ciblant les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans, pour prévenir le cancer du col de l’utérus. L’objectif est de protéger les populations les plus vulnérables et de renforcer la prévention dans les postes de santé.

La marraine de l’événement, Amy Mara Dieye, a exprimé sa satisfaction de soutenir cette initiative. Elle a offert au poste de santé de Tabaguoye des cartons de détergents et un important lot de moustiquaires imprégnées pour la lutte contre le paludisme. Selon elle, le développement doit être endogène : « Une personne étrangère ne viendra jamais dans notre maison pour régler nos problèmes. C’est à nous de travailler à arrache-pied pour le développement de Kaolack », a-t-elle déclaré.

Amy Mara Dieye a lancé un appel solennel à tous les fils de Mbossé, résidant dans la région ou à l’étranger, à participer activement au changement et à soutenir les initiatives locales. Elle souhaite que ce programme soit institutionnalisé afin que Kaolack devienne un exemple pour les autres régions.

Cheikh Tidiane Sarr, porte-parole des CDS, a rappelé l’urgence de renforcer les effectifs et de mieux rémunérer les agents de santé communautaire. « Avant d’entamer une nouvelle politique de recrutement, pensez à ces personnes présentes dans les postes depuis 2001, souvent avec des motivations misérables », a-t-il insisté.

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